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Pays du Sahel: L'Algérie pour un dispositif opérationnel contre le terrorismepar B. Mokhtaria, Le Quotidien d'Oran, 13 novembre 2008 Réunis mardi à Bamako, les ministres de six pays du Sahel ont plaidé pour la paix et appelé leurs dirigeants à prendre «des mesures appropriées» contre le terrorisme. Les participants à cette rencontre dont le ministre algérien délégué aux Affaires africaines et maghrébines Messahel Abdelkader, la ministre burkinabé de la Coopération régionale Minata Samaté, le ministre libyen des Affaires africaines Ali Triki, le secrétaire d'Etat tchadien aux Relations extérieures Djida Moussa Ousmane et la ministre nigérienne des Affaires étrangères Aïchatou Mindaoudou, ont voulu lancer les premiers jalons d'une coopération dans l'espace sahélo-saharien qui servira de bouclier contre le terrorisme et tous les fléaux qui affectent la région. A l'ouverture de cette réunion, le ministre malien des Affaires étrangères Moctar Ouane a déclaré que «le banditisme transfrontalier, les réseaux criminels et des trafics de tous genres empêchent nos populations de vivre paisiblement. C'est pour cette raison qu'il est nécessaire que nos pays puissent avoir une coopération multiforme». Abdelkader Messahel qui conduit la délégation algérienne, intervenant à cette rencontre, s'est félicité de «cette initiative qui vise à relancer la concertation entre les pays du voisinage et exprime l'attachement de l'Algérie à cette démarche». Il a souligné «les efforts constants déployés par l'Algérie pour initier une coopération multiforme entre les pays du voisinage à même d'assurer la sécurité, la stabilité et le développement économique de cette région au profit des populations qui y vivent». Le terrorisme, le crime organisé, les trafics de tous genres et l'immigration clandestine constituent, selon Messahel, «des fléaux qui mettent en péril la paix et la sécurité, ce qui doit nous amener, a-t-il poursuivi, à mettre en place un dispositif opérationnel pour coordonner les actions des pays de la région en vue d'éradiquer définitivement ces fléaux et créer les conditions favorables au développement économique et social». Ce qui nécessite pour les pays de la région de mettre en commun leurs efforts «afin de créer tout à la fois, les synergies et les complémentarités requises pour promouvoir un espace de paix, de sécurité et de développement partagé», a indiqué le ministre délégué. Cette rencontre a été aussi l'occasion pour l'Algérie et la Libye de faire une mise au point quant à un conflit de leadership de la zone sahélienne. «Nous n'avons aucun problème de leadership avec l'Algérie. C'est un pays frère. Il n'y a pas de concurrence entre nous mais plutôt une coordination et une coopération au profit de toute la sous-région», a déclaré à l'AFP le ministre libyen. «Il n'y a pas de concurrence avec la Libye», a renchéri Messahel. «C'est peut-être dans l'esprit d'une certaine presse qu'il y a une concurrence. La Libye et nous avons un socle culturel commun et nous appartenons à la même région. Nous avons la même ambition de résoudre les problèmes de la région», a-t-il ajouté. La Mauritanie devait prendre part à cette réunion mais elle n'a finalement pas été invitée en raison de la «situation interne». Cette rencontre de Bamako représente une préparation du sommet des chefs d'Etat des six pays prévu dans la capitale malienne. Un sommet qui a été plusieurs fois reporté. Le Mali et le Niger font face à des rébellions touareg dans le nord de leur territoire.
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Le Maghreb sur fond de lutte géopolitique | ||||
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www.algeria-watch.org
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