|
|||||
|
Conférence sur la sécurité et le partenariat au Sahel Après le constat alarmant, reste le lourd défi de la sécurisation….El Watan, 10 septembre 2011 Créer une synergie entre les stratégies du Sahel et celles de ses bailleurs de fonds, notamment après la crise libyenne qui a aggravé la situation dans la région. La conférence d’Alger sur la sécurité et le développement au Sahel a fait ressortir trois points assez importants : le premier a trait aux retombées catastrophiques de la crise libyenne sur la région à travers la circulation des armes de guerre, d’explosifs puissants, et le retour de ressortissants de la région après s’être entraînés dans les arts de la guérilla. Exception faite pour la France, tous les partenaires de cette zone reconnaissent la gravité de la situation et appellent à des actions urgentes pour éviter que la région ne sombre dans le chaos. Le deuxième point tranché lors de cette importante rencontre à laquelle ont pris part en plus des ministres des Affaires étrangères malien, nigérien, mauritanien et algérien, trente-huit délégations de haut niveau représentant les pays partenaires et les organismes onusiens, concerne la réappropriation par les Etats du Sahel de la stratégie de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée. Pour l’ensemble des participants, il est évident que seuls les pays concernés sont habilités à «faire le ménage» chez eux. «Il n’est pas question d’envoyer des troupes en dehors des frontières», avait déclaré le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel. Les bruits de bottes françaises entendus il y a une année au Mali, et à deux reprises, ont eu des conséquences tragiques et ne devraient plus être réédités. «Les pays de la région ont les capacités pour faire face au défi de la sécurité.» «Des capacités qui appellent à un renforcement que seuls les partenaires peuvent prendre en charge», expliquait le ministre délégué. De nombreux pays comme le Canada, la Suisse ou la Chine ont fait des offres concrètes en matière de développement. Néanmoins, des divergences sont apparues lors des travaux. L’autre point qui a fait mouche est celui relatif à la composante géographique de la région du Sahel. Si les Français font pression pour intégrer le Maroc et les pays de l’OCDE dans cet espace géographique, l’Algérie précise que l’Algérie, le Mali, le Niger et la Mauritanie sont le premier cercle qui subit les activités d’Al Qaîda de la criminalité transfrontalière et du trafic de cocaïne. Messahel prévoit néanmoins un éventuel élargissement, mais aux pays qui souffrent du terrorisme comme le Nigeria, ou de la drogue comme la Guinée. |
Le Sahel sur fond de lutte géopolitique | ||||
|
www.algeria-watch.org
|
|||||