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APRES SA VISITE A ALGER, LA MINISTRE DE LA DEFENSE FRANÇAISE CONFIRME Il y a bien un volet armement
De Notre Correspondant A Paris: SARAH Raouf, Le Quotidien d'Oran, 24 juillet 2004
Premier ministre français de la Défense à se rendre en Algérie depuis l’indépendance, Michèle Alliot-Marie ne pouvait échapper, de retour à Paris, à un surcroît d’interrogations. Après un voyage dont on estime, côté observateurs, qu’il a cassé le dernier tabou du passé franco-algérien, la ministre a été accrochée à la première opportunité médiatique. C’est RTL qui s’en est chargée avec le souci de lever davantage le voile sur l’accord militaire appelé à être signé avant la fin de l’année. A Alger, Alliot-Marie a précisé, en réponse à une question, qu’il ne s’agissait pas d’un «accord de défense classique», comme il en existe entre Paris et les pays de l’Afrique de l’Ouest ou entre Washington et certains pays d’Orient et d’Asie. Au micro de la station radiophonique privée, elle a parlé d’un «accord de partenariat global» entre les deux armées. Cette notion de globalité, le futur accord la tient de son aspiration à «rapprocher les militaires» dans le domaine de la formation, des exercices communs et de la coopération logistique. A s’en tenir à la construction du récit de la ministre, le futur accord importe d’abord par cette volonté à faire travailler ensemble deux institutions militaires qui, jusque-là, se sont contentées d’une relation quasi minimale. Paris et Alger, affirme Michèle Alliot-Marie, sont désireux d’agir dans cette direction. «De sorte que, lorsque qu’ils sont côte à côte sur certains théâtres d’opérations extérieures», les militaires français et algériens «aient la possibilité de travailler efficacement ensemble». Dans un monde mis en turbulence par une variété de désordres et d’un regain sans précédent de la menace terroriste, Français et Algériens sont attachés à une convergence de leurs approches et de leurs méthodes de travail. «Il est important, insiste la ministre, d’échanger les informations et des analyses» face au contexte stratégique actuel et «au besoin de se rassembler pour lutter contre le terrorisme ou les crises régionales». Pendant deux jours, la locataire de Saint-Dominique a usé d’argumentaires pour mettre en garde contre les périls de l’après-11 septembre. Immanquablement, une des questions de RTL a porté sur l’armement. Ce point a été omniprésent dans les interrogations des confrères français qui ont accompagné la ministre. Au point de dominer, par sa récurrence, les autres chapitres de la visite. Il a également dominé les «comptes-rendus bilans» de la visite. «Il y aura un volet armement», a confirmé la ministre, aux yeux de laquelle cet aspect n’est pas «une fin en soi» mais un des éléments constitutifs de l’accord. La ministre a fait remarquer que les ventes d’armement pour l’Algérie, en quête de modernisation de son armée, ont «effectivement» repris «depuis quelques années». Elle n’en dit pas plus, qu’il s’agisse de l’année de reprise, du type de commandes algériennes ou de la nature des livraisons françaises. «Voilà ce que j’ai dit à mes interlocuteurs: depuis quelques années, les ventes d’armement ont effectivement repris et nous pouvons donc les étudier. Mais des ventes d’armement, ce n’est pas un but en soi. Cela n’est véritablement intéressant, en tout cas cela ne m’intéresse que dans la mesure où cela s’inscrit dans cette stratégie plus globale de pouvoir travailler ensemble».
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www.algeria-watch.org
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