Relations algéro-françaises

Le chef de la diplomatie française confirme sa visite en Algérie les 9 et 10 avril

M. K. et AFP, Le Jeune Indépendant, 28 mars 2006

Le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, a annoncé hier qu’il se rendrait en visite en Algérie les 9 et 10 avril. «J’irai en Algérie les 9 et 10 avril avec grand plaisir», a-t-il déclaré, interrogé sur l’éventualité d’une telle visite lors d’un point de presse avec l’émissaire du secrétaire général de l’ONU pour le dossier syro-libanais, M. Terje Roed-Larsen.

Le ministre français devait rencontrer son homologue Mohamed Bedjaoui pour évoquer la coopération entre les deux pays ainsi que le déblaiement de terrain devant permettre la signature rapide du traité d’amitié algéro-français. La signature du traité historique par les deux présidents est attendue pour les semaines à venir, à l’occasion d’une visite donnée pour sûre du président Chirac à Alger.

Le président français Jacques Chirac avait, dans un message transmis au président Bouteflika rendu public jeudi dernier, relancé ce dernier pour la signature du traité d’amitié entre les deux pays. M. Chirac avait notamment émis le souhait de s’entretenir «dès que les circonstances le permettront» avec le président Bouteflika sur «la façon de mener à bonne fin cette grande entreprise».

Le ministre français des Affaires étrangères, qui sera probablement reçu par le président de la République, visitera la nouvelle Ecole supérieure des affaires d’Alger (ESAA), un établissement public d’enseignement supérieur créé grâce à un accord d’Etat entre l’Algérie et la France.

Le porte-parole du ministère, Jean-Baptiste Mattéi, avait évoqué l’éventualité d’une telle visite à la mi-février. «Nous cherchons des dates qui conviennent aux deux parties», avait-il précisé. Les déclarations du président français Jacques Chirac en faveur de la suppression d’un article de loi sur le «rôle positif» de la colonisation avaient suscité à la fin de janvier soulagement et satisfaction à Alger où celui-ci avait été vivement dénoncé.

La signature d’un traité d’amitié entre les deux pays, prévue avant la fin de 2005, n’avait pu avoir lieu en raison de la polémique suscitée par cette loi. Depuis sa promulgation, le président algérien Abdelaziz Bouteflika avait demandé à plusieurs reprises à la France de faire acte de repentance «pour les crimes» commis durant la colonisation de l’Algérie (1830-1962).

Après son retour au pays, le 31 décembre, à la suite d’une hospitalisation à Paris, M. Bouteflika avait, dans un message au président Chirac, plaidé pour une «relation privilégiée» entre les deux pays «construite sur des bases nouvelles, plus que jamais fondées sur la confiance et le respect mutuels».

M. K. et AFP.

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