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Nicolas Sarkozy ce mardi à Alger Consolidation des relations franco-algériennes par Mohamed Khellaf , Le Jeune Indépendant, 24 juillet 2004 L’Elysée a annoncé mercredi, à l’issue d’un comité ministériel entièrement consacré à la relation franco-algérienne, les visites de huit ministres français d’ici la fin de l’année. C’est Nicolas Sarkozy qui donnera le coup de starter de ce nouveau cycle de déplacements. Le numéro deux du gouvernement arrive ce mardi pour finaliser un premier programme de travail arrêté avec son homologue algérien. Prévu depuis quelques semaines, ce voyage de Sarkozy - le quatrième sous les casquettes de l’Intérieur et de l’Economie - est destiné à concrétiser des projets déjà ficelés. Sarkozy et Benachenhou présideront une cérémonie de signature d’un accord de financement portant sur le chantier de réalisation du métro d’Alger. D’un montant de 350 millions d’euros, l’enveloppe devrait permettre de donner un coup d’accélérateur à un chantier lancé en 1981, mais qui n’a pu voir le jour faute d’argent. Sitôt paraphé, l’accord verra l’entrée en lice de la RATP et d’Alstom, les deux entreprises françaises les mieux indiquées dans le domaine du transport métropolitain. Exploitant un des réseaux de métro les plus denses du monde, la première jouit d’une expérience qui n’est pas passée inaperçue aux yeux des responsables de l’Entreprise du métro d’Alger (EMA). Lors d’un colloque début 2004 à Alger, l’EMA et la RATP n’ont pas caché leur volonté de nouer un partenariat dans la perspective d’un chantier des plus lourds du second mandat de Bouteflika. La seconde entreprise, Alstom, ne sera pas en reste dans un projet que la population algéroise, lasse d’espérer une amélioration des conditions de mobilité, espère de ses vœux. Après avoir arraché le projet d’électrification du réseau banlieue de la Société nationale des chemins de fer pour 89 millions d’euros, Alstom devrait se charger de l’électrification du réseau «métropolitain» d’Alger et de la livraison des engins (véhicules). Sarkozy reprend le chemin d’Alger, alors que la perception de l’Algérie par la Coface reste inchangée. Le dernier regard de la Caisse française d’assurance pour le commerce extérieur sur le «risque pays» a reconduit l’appréciation antérieure. L’Algérie est toujours créditée de la note «B», la cinquième place dans un classement à sept paliers. Sur le long terme, l’Algérie pose, dans l’esprit des spécialistes de la Coface, un souci de visibilité. Pays doté d’un potentiel de richesses naturelles et d’un matelas sans précédent de ressources financières, elle n’en reste pas moins tributaire de retournements de conjoncture en raison du poids des hydrocarbures et de l’agriculture dans la production de la richesse nationale. Cette double dépendance ne la met pas à l’abri d’un retournement brutal du marché pétrolier et, à un degré moindre, des caprices du ciel. C’est sur fond de ce regard Coface que le ministre français de l’Economie retrouve Alger pour une visite à multiples significations. La plus importante tient, sans doute, à la confirmation que Paris met le cap sur la consolidation de la franco-algérienne. Une consolidation qui devrait se vérifier, une nouvelle fois, mardi prochain à Alger, si l’on en croit une source familière de la relation bilatérale. Selon un communiqué du ministère des Finances, M. Sarkozy évoquera également la conversion d’une partie de la dette algérienne en investissements, un dispositif qui vise à soutenir l’implantation des entreprises françaises en Algérie. Sarkozy et Benachenhou pourraient signer – ou en annoncer le principe – un cadre de coopération économique entre les deux pays. Abdelaziz Bouteflika en a exprimé le besoin en rencontrant, début juin, le ministre français de l’Economie et des Finances. A défaut d’être signé cette fois-ci, le document
devrait l’être avant la fin de l’année, une
démarche pour donner de la substance au «traité d’amitié» appelé à être
paraphé par Chirac et Bouteflika courant 2005. M. K.
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www.algeria-watch.org
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