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Sarkozy relation d'exception à la place d'un traité d'amitiépar Djamel B., Le Quotidien d'Oran, 23 mai 2007 Le président français Nicolas Sarkozy s'est prononcé pour l'approfondissement des relations entre l'Algérie et la France, dans un message de remerciement au président de la République Abdelaziz Bouteflika. M. Sarkozy s'est dit «convaincu» que l'«approfondissement» de la relation d'exception entre l'Algérie et la France «doit constituer une priorité commune». «Comme vous, je suis convaincu que l'approfondissement de la relation d'exception entre l'Algérie et la France doit constituer une priorité commune, car il répond aux attentes de nos deux peuples et pourra, j'en suis sûr, servir de modèle aux rapprochements nécessaires de part et d'autre de la Méditerranée», écrit le nouveau chef de l'Etat français dans un message au président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, en réponse à la lettre de félicitations qu'il lui avait adressée après son élection à la présidence de la République française. «Vous avez bien voulu m'adresser une lettre de félicitations après mon élection à la présidence de la République française. J'y ai été très sensible et je vous en remercie chaleureusement», a-t-il ajouté. «Les relations entre nos deux pays sont essentielles et vous trouverez en moi un interlocuteur soucieux de les renforcer encore, dans cet esprit de coopération et de respect mutuel auquel nous sommes tous deux attachés», a souligné le président français. «Avec les pays de l'espace méditerranéen, je souhaite, en effet, que nous bâtissions une union pour relever ensemble, et avec succès, les défis qui nous sont communs», a-t-il indiqué, ajoutant que «dans cette entreprise ambitieuse et tellement nécessaire, je sais que je pourrais compter sur votre soutien et sur votre détermination». Le président de la République avait, rappelle-t-on, adressé un message de félicitations à Nicolas Sarkozy après son élection à la tête de l'Etat Français. Le peuple français «a choisi en vous un homme de coeur et d'action et avec votre expérience des affaires de l'Etat, je suis convaincu que vous saurez répondre aux espoirs qui ont été placés en vous», avait souligné le chef de l'Etat. «Vous connaissant homme d'engagement et de conviction, je sais pouvoir compter sur vous pour impulser ensemble les relations algéro-françaises et leur conférer une ampleur et une profondeur correspondant aux ambitions que nos deux pays se sont assignées», avait écrit le chef de l'Etat. «Je sais que vous accordez comme moi la plus grande importance aux relations entre nos deux pays, relations qui reposent sur des intérêts partagés mais surtout sur les liens tissés par une longue histoire commune qui a laissé des traces profondes dans chacun de nos peuples», poursuit le message du président de la République. «Nous devons unir nos efforts pour maintenir et développer notre coopération qui, pour être déjà multiforme et riche, n'en recèle pas moins des réserves importantes qu'il convient d'exploiter efficacement en vue du partenariat d'exception que nous ambitionnons pour nos pays», conclut le président de la République. Le nouveau président français avait été clair, lors de sa campagne électorale, en ce qui concerne le traité d'amitié. «Je ne suis pas favorable à un traité d'amitié avec l'Algérie», avait-il récemment déclaré dans sa réponse au collectif des associations de rapatriés. A la veille du premier tour de la présidentielle, le candidat Sarkozy avait «rejeté l'idée d'un traité avec l'Algérie». C'est ce qu'avait révélé le journal Le Monde dans l'une de ses éditions. Selon le quotidien français, pour Sarkozy, il s'agit surtout de renforcer les relations entre les deux pays dans le domaine économique, en profitant notamment de la position d'Alger en tant que producteur de pétrole pour assurer l'avenir énergétique de la France. Selon Le Monde, Nicolas Sarkozy a notamment déclaré que «l'Algérie a d'immenses ressources énergétique. La France maîtrise les technologies de l'électricité nucléaire. Nous devons trouver les bases d'une coopération équitable». Sarkozy avait dans ce sens préconisé un rapprochement du groupe GDF avec la compagnie nationale Sonatrach. «Je souhaite proposer à l'Algérie, avant d'autres Etats, de l'aider à développer une capacité nucléaire civile», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse destinée à présenter son programme de politique internationale, mais il a aussi souhaité que cette coopération nucléaire soit accompagnée «d'un partenariat sur l'exploitation des champs gaziers». Les propos de Sarkozy qui n'avaient été suivis d'aucune proposition concrète, n'ont cependant pas emballé Alger et pour son nucléaire civil Alger a choisi les Etats-Unis, avec lesquels un accord de coopération dans le domaine va être signé le 9 juin prochain. |
Algérie, chasse gardée de la France | ||||
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www.algeria-watch.org
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