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Ould Abbès à propos des mines antipersonnel de la période coloniale : Les plans de pose remis à l’Algérie sont dépassés par le tempspar Naïma B., Le Jeune Indépendant, 4 décembre 2007 La récente remise par la France des plans de pose des mines antipersonnel à l’Algérie ne peut servir à grand-chose à l’heure actuelle, a affirmé hier Ould Abbès il y a près d’un demi-siècle que des mines antipersonnel ont été posées tout au long des frontières est et ouest du pays par la France coloniale. Donc, les plans sont dépassés par le temps et les engins de la mort ont été déplacés du fait de l’érosion du sol et autres phénomènes naturels. C’est ce qu’a déclaré hier M. Ould Abbès, ministre de la Solidarité nationale, lors de l’ouverture du deuxième colloque de formation sur la prise en charge des victimes de mines antipersonnel organisé au siège du ministère. Certains engins ne peuvent être détectés par l’équipement de déminage car couverts de matières qui empêchent leur identification à l’instar de la bakélite, selon le membre du gouvernement. De son côté, M. El-Hadi Khaldi, ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, présent à la cérémonie, a rappelé les conséquences désastreuses de ces mines tout au long de ces dizaines d’années en faisant des victimes supplémentaires bien que la guerre ait finie. «On évoque les bienfaits de la colonisation dans le cadre de la loi du 23 février 2005 qui glorifie son rôle. Celui qui veut voir la civilisation que la colonisation française nous a apportée n’a qu’à se rendre au niveau des localités des lignes Challe et Morrice», a-t-il rétorqué. Le secrétaire général du ministère de la Solidarité nationale, M. Bouchenak, est allé dans le même sens en avouant que «les dizaines d’années mises par la France pour remettre les cartes de la pose des mines montrent la volonté de faire de nouvelles victimes, d’où sa responsabilité dans la croissance de leur nombre, qui n’est jusque-là pas connu avec exactitude». Les chiffres sont controversés et une enquête nationale approfondie pour faire l’état des lieux s’impose car des personnes touchées se sont déplacées et les handicaps du fait de ces mines ne sont pas déclarés comme tels, selon M. Bouchenak. D’après une récente étude menée par Handicap International dans certaines wilayas frontalières, ces mines ont fait 1 292 victimes à l’Est et de 784 à l’Ouest, mais ces chiffres sont parfois contestés par des associations locales des victimes. Ces chiffres ne sont que la face apparente de l’iceberg, selon le même responsable, qui précise que les victimes ne se déclarent pas. En outre, les bénéficiaires des indemnisations du ministère des Moudjahidine, qui prend en charge cette catégorie, sont plus de 3 000 personnes. N. B. |
Algérie, chasse gardée de la France | ||||
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www.algeria-watch.org
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