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COOPERATION Le ministre français de la Défense attendu le 14 juillet à Alger Le Quotidien d'Oran, 30 juin 2004 Le ministre français de la Défense, Michèle Alliot-Marie, effectuera une visite à Alger le 14 juillet prochain, indiquent de bonnes sources. Soit le lendemain du voyage prévu par le numéro un du Quai d’Orsay, Michel Barnier. Prévu au cours du 1er trimestre 2003 mais retardé pour raisons de calendrier, ce déplacement s’annonce comme unique en son genre. Car, si Alger reste une capitale familière pour les ministres français, il est rare en revanche qu’un ministre français des armées s’y rende. Dans le cas de Madame Alliot-Marie, son déplacement ne peut avoir de sens que l’identification des besoins des autorités algériennes en matière de coopération militaire. Elle vient pour tâter le terrain, approfondir les contacts et étudier, avec ses pairs algériens, l’éventuelle acquisition par Alger d’armements et équipements de fabrication française. Il sera aussi probablement question de «l’approfondissement» des échanges puisque de nombreux officiels algériens ont bénéficié ou bénéficient aujourd’hui de formation au sein des grandes écoles françaises. Et, peut-être, d’étendre la coopération qui a toujours existé entre les forces marines des deux pays. Comme cela a été déjà dit, une telle donne s’inscrit dans la «refondation» des relations entre Alger et Paris. Elle s’inscrit aussi dans les récentes déclarations du chef de l’Etat français. En visite éclair le 15 avril dernier à Alger, Jacques Chirac avait annoncé une multiplication, «dans les mois qui viennent», des échanges entre les deux pays. Désormais, c’est chose faite. Et il n’aura pas donc fallu longtemps pour que cette promesse se traduise à l’épreuve des faits et touche jusqu’au domaine militaire, où l’Algérie veille scrupuleusement à multiplier ses fournisseurs. Ainsi, si la Russie équipe notre armée de l’air - un contrat de 1,2 milliard de dollars a été signé récemment pour la fourniture de cinquante Mig-29 -, et si la Chine réalise une grosse part de nos nouvelles infrastructures de base, il ne serait pas surprenant qu’Alger sollicite le marché français de l’armement. Dans ce domaine, la France, et plus particulièrement avec la visite annoncée de son ministre de la Défense, peut avoir une longueur d’avance sur ses concurrents, notamment les Etats-Unis. Ce pays reste un partenaire très important pour l’Algérie, mais aucun secrétaire d’Etat à la Défense, encore moins Donald Rumsfeld, n’a encore mis les pieds en Algérie. Les raisons en sont nombreuses, mais les moins compliquées concernent «l’unilatéralisme américain», moins rassurant que la vision «multilatéraliste» défendue par la France et son président Jacques Chirac. Un rapprochement avec Paris dans le domaine militaire, en tout cas, n’est pas contradictoire avec les visions géopolitiques française et algérienne. Il n’est pas non plus contradictoire avec les nouvelles missions de l’OTAN, telles qu’elles ont été arrêtées lors du sommet de Prague en 2002. Des pays comme l’Algérie, cela a été confirmé par le sommet d’Istanbul, ont désormais un statut de partenaires. Kader Hannachi
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www.algeria-watch.org
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