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UN CONSEILLER DE SARKOZY AU QUOTIDIEN D’ORAN La France veut faire vite pour investir en Algérie
De Notre Correspondant A Paris: SARAH Raouf, Le Quotidien d'Oran, 31 juillet 2004
La France met en oeuvre au pas de charge «l’aide-mémoire sur le partenariat pour la croissance et le développement» signé mardi à Alger. Aussitôt de retour à Paris, Nicolas Sarkozy a mis en branle une des premières mesures destinées, à terme, à faire prévaloir le partenariat économique d’exception souhaité par les deux pays. Le moteur de l’avion du GLAM français n’avait pas encore arrêté de tourner que le patron de Bercy passait aux actes. Le numéro deux du gouvernement Raffarin a procédé, jeudi, au lancement d’un appel d’offres pour la conversion en investissements privés d’une partie de la dette algérienne à l’égard de la France. L’appel porte sur un montant de 61 millions d’euros sur les 288 millions consignés dans l’aide-mémoire paraphé par Abdelatif Benachenhou et son homologue français. Bercy en appelle aux entreprises françaises intéressées de soumissionner par le biais de leurs banques. Cette initiative surprend par sa diligence et l’échéance fixée par les autorités françaises pour la finalisation de l’opération: le 6 septembre 2004. Interrogé par Le Quotidien d’Oran sur cette rapidité de mise en oeuvre, Bercy y voit deux signaux forts: une volonté de passer rapidement aux actes et un plaidoyer «algérien» auprès de la communauté d’affaires française. De la sorte, Nicolas Sarkozy apporte la preuve que la France «veut aller très vite» dans la concrétisation du partenariat d’exception, explique un membre de son cabinet. A l’appui de ce souci de célérité, notre interlocuteur cite les délais très courts entre les deux séjours algérois de Sarkozy. «Il aura fallu un mois à peine pour négocier et conclure un cadre (aide-mémoire, ndlr) extrêmement ambitieux et d’une grande ampleur». A Bercy, on y voit une façon de faire nouvelle et ambitieuse dans la relation économique bilatérale: le passage aux actes. Nicolas Sarkozy s’en est fait le chantre dès sa première visite, les 5 et 6 juin dernier, à Alger. «Les discours, c’est important pour la refondation des relations franco-algériennes. Mais sans les actes, ils perdent de leur sens», souligne le conseiller de Sarkozy. Résumant le sentiment de son ministre, le conseiller ajoute: «Le lancement de l’appel d’offres moins de quarante-huit heures après la visite est la preuve que nous voulons conclure tout de suite». Dans le même temps, la mise en branle de l’opération par le ministre en personne n’est pas dénuée de message. «Nous disons aux entreprises: allez-y». Indice de la volonté de Bercy à concrétiser le plus rapidement ce chapitre de l’aide-mémoire sur le partenariat pour la croissance et le développement: les entreprises intéressées ont tout juste un mois pour se porter candidates. La mise en oeuvre de la procédure a été confiée à la Coface. La Caisse d’assurance française pour le commerce extérieur y agit pour le compte de l’Etat. L’opération de conversion de la dette se déroule en trois étapes, selon la feuille de route de la DREE, la Direction des relations économiques extérieures de Bercy. La première consiste pour l’investisseur français à obtenir l’agrément des autorités algériennes. Cette condition
satisfaite, l’investisseur français soumissionne,
via sa banque, aux adjudications lancées par le Trésor
français. Une fois l’offre adjugée, les choses vont
vite. L’entreprise retenue s’acquitte du montant de rachat
au Trésor français qui, à son tour, informe le Trésor
algérien. Lequel crédite un compte DA ouvert en Algérie
par le «lauréat» de l’adjudication.
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www.algeria-watch.org
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