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Pour sécuriser leurs approvisionnements Les Français misent sur le gaz algérienLe Quotidien d'Oran, 13 mai 2006 La France veut renforcer les liens énergétiques avec l'Algérie. Des négociations sont en cours entre Gaz de France et Sonatrach pour la reconduction des contrats long terme qui lient les deux compagnies. La France ne serait «pas mécontente» que la part de l'Algérie dans le marché français du gaz, actuellement de 12,5%, augmente, a affirmé le ministre français délégué à l'Industrie, François Loos, dans une interview au quotidien «La Croix» de vendredi. «L'Algérie assure 12,5% du marché du gaz en France. Elle est notre sixième fournisseur. Nous ne serions pas mécontents que cette part augmente dans le cadre d'accords commerciaux à long terme. Chekib Khelil, le ministre algérien de l'Energie, a clairement répondu «oui», indique M. Loos, qui a effectué une visite de deux jours en Algérie, lundi et mardi, derniers, accompagné notamment du P-DG de Gaz de France Jean-François Cirelli. «Nous avons trouvé à Alger un accord de vue complet et nous allons privilégier les accords à long terme entre Gaz de France et Sonatrach», déclare M. Loos. Les négociations entre les deux pays tournent autour du prix du gaz, dans un contexte marqué par la flambée des prix du pétrole. Une conjoncture qui ne favorise pas la conclusion d'accord long terme pour les pays producteurs. Mais le ministre de l'Energie et des Mines, Chakib Khelil, a évoqué une chute brutale des prix du brut, ce qui rend inévitable la conclusion d'accords à long terme pour la vente du gaz. En pleine crise énergétique entre l'Europe et la Russie, la part du gaz algérien dans les approvisionnements français devra augmenter sensiblement et atteindre les 15% . Cette augmentation passera pour l'essentiel par le gazoduc Medgaz qui reliera directement, à partir de 2009, l'Algérie à l'Espagne. «Par ailleurs, Total et Gaz de France sont présents à hauteur de 12% dans la construction du nouveau gazoduc Algérie-Espagne (Medgaz, ndlr) et souhaitent acheter une partie du gaz qui y passera. Nous allons réaliser une connexion Espagne-France de sorte que les achats additionnels France-Algérie y transiteront», poursuit le ministre. La conclusion d'un accord stratégique entre Gaz de France et Sonatrach devra intervenir avant la fin de l'année, assurent des sources concordantes. La coopération économique ne semble pas encore affectée par la guerre des mots sur les bienfaits de la colonisation qui envenime les relations franco-algériennes depuis plusieurs mois. «La coopération économique entre l'Algérie et la France n'est pas une affaire de gros contrats, c'est beaucoup plus intense et profond. Il y a des projets énormes et importants entre les deux pays», affirme une source française. Les responsables des deux pays tentent, en effet, d'atténuer les effets de la crise politique sur les relations économiques. En visite à Paris dans le cadre du remboursement anticipé de la dette extérieure rééchelonnée, le ministre des Finances, Mourad Medelci s'est entretenu avec son homologue français, Thierry Breton sur «l'intensification» de la coopération bilatérale. Rappelant ses différentes rencontres avec son homologue français, M. Medelci a indiqué à la presse qu'à «chaque fois que nous nous sommes rencontrés, nous avons mis le maximum de conditions pour que la coopération s'intensifie», notamment «sur le plan institutionnel» avec ses différents volets dont la fiscalité, le cadastre et le trésor. Il a souligné que «la coopération la plus importante» concerne «les opérateurs eux-mêmes», investisseurs potentiels qui «venant de plus en plus nombreux en Algérie», doivent «être mieux informés à partir du territoire français» sur le marché algérien. Concernant l'information sur le marché algérien qui devrait être fournie aux investisseurs, il a, par exemple, cité le cas du «système bancaire qui évolue dans le bons sens» avec notamment le nouveau système de paiement qui sera mis en place dès le 15 mai «pour rendre plus fluides les transactions financières». «Il faut faire avancer les choses» pour «mieux accueillir les investisseurs, leur permettre de travailler dans les meilleures conditions, d'avoir accès plus rapidement aux télécommunications», a-t-il poursuivi, rapporte l'APS. Il a également évoqué «la contrainte du foncier industriel que nous sommes en train de travailler activement» pour la lever, notamment dans les zones à promouvoir. Pour sa part, M. Breton a indiqué que «nous poursuivons nos relations dans le cadre d'un partenariat stratégique entre les deux pays, notamment en ce qui concerne le secteur économique». Il a annoncé qu'il se rendra «prochainement à Alger, à l'invitation de M. Medelci, pour poursuivre ce partenariat dans, notamment, des secteurs comme l'automobile et l'énergie». |
Algérie, chasse gardée de la France | ||||
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www.algeria-watch.org
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