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Sommet
de la francophonie
Le
président Bouteflika à Ouagadougou
El
Watan, 18 novembre 2004
Le président de la République fera le voyage jusqu'à Ouagadougou
pour assister au 10e Sommet de la francophonie. Un sommet qui se tiendra les
26 et 27 novembre courant dans la capitale du Burkina Faso. Selon des sources
au palais d'El Mouradia, « l'Algérie n'a aucune raison de manquer
un tel rendez-vous au moment où les Etats n'ont pratiquement aucun poids
en dehors de regroupements ».
Un
argument qui rejoint, en quelque sorte, la déclaration de Jacques
Saâda, ministre de l'Agence de développement économique
du Canada pour les régions du Québec et ministre responsable
de la Francophonie en visite à Alger le 8 septembre dernier. « Les
conditions sont désormais réunies » pour que « l'Algérie
joue un rôle clé dans la francophonie », avait
affirmé cet officiel. Jacques Saâda était, à cette
occasion, venu porteur d'un message invitant le président Bouteflika à « participer
pleinement » à ce 10e Sommet. Cela même si notre
ministre des Affaires étrangères a voulu tempérer
l'engagement de l'Algérie dans l'Organisation internationale de
la francophonie (OIF). Notre pays, dira-t-il, « n'a pas encore
décidé de rejoindre l'OIF ni de modifier son statut d'invité pour
devenir membre de cette organisation ». On comprend dès
lors pourquoi Xavier Darcos, ministre français de la Coopération
du développement et de la Francophonie, jugera utile de séjourner,
les 12 et 13 octobre dernier, à Alger. Une occasion pour installer
le haut conseil universitaire franco-algérien, l'Ecole supérieure
algérienne des affaires et annoncer la création d'une université franco-algérienne.
STABILITÉ Une réponse claire aux conditions des autorités
algériennes lesquelles avaient jugé qu'il fallait, avant
de rejoindre l'OIF, tirer avantage « des institutions ayant
le français en partage ». Deuxième pays francophone
après la France (en termes du nombre de la population qui pratique
le français), l'Algérie avait participé en tant qu'invité en
octobre 2002 au 9e sommet de Beyrouth. A cette époque-là d'ailleurs,
Belkhadem avait pourtant avancé que « l'Algérie
pourrait adhérer à la francophonie et pourquoi pas au Commonwealth ».
Environ cinquante-six délégations nationales, la plupart
conduites par des chefs d'Etat ou de gouvernement, sont attendues dans
la capitale burkinabé pour ce 10e Sommet de la francophonie dont
le thème cette année est : « Développement
durable et solidarité ». Il sera, également, question
d'éducation, de nouvelles technologies de l'information, de paix,
d'environnement, d'enracinement du droit et de démocratie. Ce sommet
devrait s'achever le 27 novembre au soir par l'adoption de plusieurs décisions
importantes, parmi lesquelles une « Déclaration de Ouagadougou » portant
sur la bonne gouvernance et la stabilité dans les pays membres de
la francophonie. La bonne gouvernance dont justement il sera question lors
du sommet du Nepad qui se tiendra à Alger le 23 novembre courant.
Le Burkina a mis à la disposition de l'OIF quelque 350 personnes,
la plupart bénévoles. La France s'occupe des transports,
le Canada de la sécurité et de la santé.
S.
E. Belabès
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