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Francophonie
L'Algérie très sollicitée
El
Watan, 25 octobre 2004
Le
10e sommet de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF)
se tiendra les 26 et 27 novembre prochain dans la capitale du Burkina
Faso. Il aura pour thème : « Espace solidaire pour un développement
durable », en hommage au continent africain.
L'Algérie, qui a participé pour la première fois de
son histoire au sommet de Beyrouth tenu en octobre 2002, est actuellement
très sollicitée pour être représentée à Ouagadougou.
Selon des sources bien informées, notre chef de la diplomatie, Abdelaziz
Belkhadem, qui prend part depuis hier à Paris à la 11e session
ministérielle du Forum méditerranéen, sera approché par
des responsables français à ce sujet. Lui qui avait déclaré que « l'Algérie
n'a pas encore décidé de rejoindre l'OIF » lorsqu'il
reçut, le 8 septembre dernier, Jacques Saâda, ministre de
l'Agence de développement économique du Canada pour les régions
du Québec et ministre responsable de la Francophonie. Celui-ci était
alors porteur d'un message au président Bouteflika invitant l'Algérie à « participer
pleinement » à ce sommet, alors que notre pays « n'a
pas encore décidé de modifier son statut d'invité pour
devenir membre » de l'OIF, avait affirmé Belkhadem. Or,
Saâda avait jugé à l'époque que « les
conditions sont désormais réunies » pour que « l'Algérie
joue un rôle-clé dans la francophonie ». Pour les
autorités algériennes, il s'agit, pour l'instant, d'explorer « les
possibilités qu'offrent les institutions de ceux qui ont le français
en partage » dans des domaines tels que l'éducation,
l'enseignement supérieur, la culture ou les collectivités
locales. Le responsable canadien, avant de rejoindre Alger, avait passé deux
jours en France où il s'était particulièrement entretenu
avec Xavier Darcos, ministre français de la Coopération,
du Développement et de la Francophonie. Un mois après, M. Darcos
débarquera à Alger, soit les 12 et 13 octobre derniers, pour
officialiser l'installation du Haut Conseil franco-algérien universitaire
et de recherche ainsi que du conseil d'administration de l'Ecole supérieure
algérienne des affaires. Peut-on avancer que c'est là un
geste de bonne volonté de la part de Paris pour inciter Alger à assister
au 10e sommet de Ouagadougou ? Tout porte à le croire, d'autant
que les deux capitales se préparent à signer, en 2005, un
traité d'amitié « porteur de grands espoirs » pour
les pays. A rappeler que, lundi dernier, le Premier ministre burkinabé,
en séjour au Canada, s'est particulièrement entretenu avec
les officiels de ce pays, les ambassadeurs africains accrédités
au Canada et la presse francophone d'Ottawa au sujet des préparatifs
de ce sommet.
S.
E. Belabès |