La France «confiante» dans la signature du traité d’amitié avec l’Algérie

par Mohamed Khellaf, Le Jeune Indépendant, 23 août 2005

La France s’est déclarée lundi «confiante» dans la conclusion du traité d’amitié avec l’Algérie, comme prévu avant la fin de l’année, corrigeant ainsi l’idée émise le jour même par un proche du Premier ministre français, dans les colonnes d’un hebdomadaire français.

«Les négociations en vue de la signature du traité d’amitié se poursuivent et nous sommes confiants dans leur aboutissement selon les délais prévus», a déclaré à la presse le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Mattéi.

L’hebdomadaire l’Express rapportait la déclaration sous le couvert de l’anonymat, d’un proche du Premier ministre Dominique de Villepin et selon laquelle «il ne paraît pas envisageable, aujourd’hui, de le signer». La loi française du 23 février, glorifiant la colonisation en Afrique du Nord notamment, avait été mal accueillie en Algérie, suscitant une levée de boucliers non seulement dans la presse mais aussi dans le monde politique et l’ensemble des institutions nationales, y compris la présidence, rappelle-t-on.

La source citée par l’Express qualifie d’»erreur colossale» le texte écrit à l’initiative de députés UMP (droite modérée au pouvoir). «Ce n’est pas au Parlement de légiférer sur la mémoire, c’est au peuple et aux historiens de l’entretenir», considère le responsable français cité par l’hebdomadaire.

Le président Abdelaziz Bouteflika s’est attaqué à cette loi à plusieurs reprises. Dès le 29 juin dernier, il saisissait l’occasion d’une visite à Tlemcen pour une première riposte. La loi française «représente une cécité mentale confinant au négationnisme et au révisionnisme», déclarait-il.

Le président de l’Assemblée populaire algérienne, M. Amar Saâdani, lui emboîtait le pas pour qualifier à son tour le texte de «hautement dommageable» au traité d’amitié envisagé par les deux pays. M. K.

 
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