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Bouteflika renouvelle à Chirac son souhait d’un «partenariat stratégique exemplaire» Algérie-France: avis de fin de tempêteLe Quotidien d'Oran, 14 juillet 2005 La tempête soulevée par la loi du 23 février 2005 semble se calmer à l’occasion de la fête nationale française du 14 Juillet. Dans une lettre à Jacques Chirac, Bouteflika maintient le cap vers la conclusion du traité d’amitié. La traditionnelle lettre du président de la République Abdelaziz Bouteflika à son homologue français, Jacques Chirac, aurait été banale si elle n’avait été précédée par des interventions musclées au sujet de la loi française du 23 février 2005 sur les aspects «positifs» de la colonisation. La levée de boucliers au sein de la «famille révolutionnaire» et les propos vivement dénonciateurs du président Abdelaziz Bouteflika avaient suscité des doutes sur la possibilité de conclure un traité d’amitié entre les deux pays dans le courant de l’année 2005. Les critiques du président venant après une tentative d’apaisement du ministre algérien des Affaires étrangères ont aggravé le scepticisme sur cette possibilité. Or, la lettre adressée par Abdelaziz Bouteflika au président français montre que les critiques véhémentes adressées, la loi française du 23 février ne seront pas de nature à empêcher la marche vers la conclusion du traité d’amitié. De là à penser que la levée de boucliers en Algérie, survenue plusieurs mois après l’adoption de la loi, ne serait qu’un baroud d’honneur destiné à la consommation intérieure, il n’y a qu’un pas que beaucoup franchiront sans doute. La lettre, somme toute chaleureuse, de Bouteflika à l’occasion de la fête nationale française les y encourage allègrement. Elle contraste en tout cas avec le climat de ces dernières semaines comme si elle annonçait une fin de tempête. Le président de la République souligne que les relations de coopération ont connu ces «dernières années une dynamique de rapprochement sans précédent» et il réitère son engagement à persévérer avec Jacques Chirac dans les «efforts communs pour que cette dynamique aboutisse à l’édification d’un partenariat stratégique et exemplaire entre nos deux pays, conforme aux aspirations légitimes du peuple algérien et du peuple français». Le cap vers la conclusion du traité d’amitié - que certains membres de la «famille révolutionnaire» ont voulu remettre en cause contrairement au chef de l’Etat qui s’est abstenu de le mêler à ces critiques contre la colonisation française - est clairement désigné. «Lorsque nous parviendrons à sa conclusion, le Traité d’amitié entre l’Algérie et la France permettra de relancer nos relations sur des bases nouvelles permettant la construction d’un avenir fondé durablement sur les valeurs de confiance, de respect mutuel et d’amitié retrouvée entre nos deux peuples». Il semble clair que les mémoires conflictuelles sur l’histoire ne vont pas supplanter les intérêts du présent. Au demeurant, s’il est normal de réagir à une loi qui glorifie la colonisation, il serait illusoire de chercher, ainsi que l’a expliqué fort justement M. Abdelhamid Mehri, d’essayer de cultiver une «mémoire commune». Une telle démarche serait difficile dans les conditions actuelles et ne pourrait aboutir qu’à des déconvenues. La lettre du président Bouteflika est une dédramatisation après une polémique qui est restée, il faut le constater, strictement limitée en France. Hormis quelques commentaires dans la presse française et la réaction d’un député, la France a choisi d’adopter le profil bas. La dénonciation par le parlement algérien de la loi française suffit de ce point de vue à «équilibrer» les choses. Les choses ne pouvaient que retourner à la normale dans des relations qui connaissent, pour reprendre la formule de Bouteflika, une «dynamique de rapprochement sans précédent». A défaut d’une mémoire commune, il y a bien des intérêts communs. Dans sa lettre à Chirac, Bouteflika évoque également la similitude des positions sur les grands dossiers de l’actualité internationale car elles sont fondées sur notre attachement commun aux idéaux de paix, de développement et de progrès dans le monde». Il a également salué la «vigoureuse et pertinente déclaration lors de nos travaux à Gleneagles, par laquelle vous avez exprimé avec force des convictions que nous partageons entièrement et qui prennent en charge les aspirations des Africains et du monde sous-développé en général». M. Saâdoune |
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www.algeria-watch.org
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