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Paris
veut inciter les entreprises françaises à investir
davantage en Algérie Le Monde, 17 avril 2004 Les relations franco-algériennes sont "excellentes", de l'avis du président français, qui a effectué, jeudi 15 avril, une visite éclair en Algérie. Le programme de Jacques Chirac s'est limité à un entretien et à un déjeuner de travail avec son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika, à Zeralda, à l'ouest d'Alger, mais ces quelques heures ont suffi pour confirmer qu'aucun contentieux bilatéral ne sépare les deux capitales et qu'elles font la même analyse des événements au Proche et au Moyen-Orient. Seul, le dossier du Sahara occidental n'est pas analysé de la même façon à Paris et à Alger, mais cette divergence "n'est pas de nature à poser la moindre difficulté", selon M. Chirac. La date de la visite de Jacques Chirac n'était pas anodine. Le président français est venu en Algérie une semaine jour pour jour après le scrutin présidentiel marqué par la réélection en forme de plébiscite d'Abdelaziz Bouteflika, pourtant confronté à cinq concurrents. "Si j'ai tenu à venir en Algérie, -c'est- pour saluer le président Bouteflika au lendemain de sa brillante réélection", a souligné le chef de l'Etat en introduction à sa conférence de presse, à laquelle, contrairement aux prévisions, son homologue algérien n'a pas participé. Contesté par certains des adversaires du président sortant, le résultat du vote (près de 85 % des voix en faveur du vainqueur) n'a pas à être mis en doute, a estimé Jacques Chirac. "Des observateurs internationaux (...) ont fait leur rapport et ont indiqué clairement (...) qu'en dehors des incidents normaux qui se passent en toute consultation électorale, -celle-ci- leur paraissait conforme aux règles de la démocratie", a fait valoir le président français, pour qui le peuple algérien a démontré à cette occasion "sa volonté d'aller de l'avant sur le chemin (...) de la démocratie, de la justice sociale et de la modernisation économique". Si le président Bouteflika avait été réélu de justesse, alors, peut-être, le résultat du scrutin du 8 avril aurait mérité que l'on y regarde à deux fois. Avec un score comme celui réalisé par le chef de l'Etat, le débat est clos, a fait observer - sans ironie - Jacques Chirac. "Je ne vois pas comment, de bonne foi, je peux contester cette élection", a-t-il ajouté. Le chef de l'Etat est également venu en Algérie plaider en faveur d'un "renforcement du partenariat" entre les deux pays, même si ce dernier est déjà bien engagé. Les relations sont "très bonnes" sur le plan sécuritaire et satisfaisantes en matière économique. Paris demeure le premier partenaire commercial d'Alger, devant l'Italie et les Etats-Unis. Le seul point noir demeure la faiblesse des investissements (hors secteur des hydrocarbures), mais le retour progressif en Algérie de quelques grands groupes tricolores - Michelin notamment - amorce peut-être un tournant. L'existence d'outils financiers spécifiques devrait, selon l'Elysée, inciter les entreprises françaises à investir en Algérie. Ce dossier sera examiné par le ministre de l'économie et des finances, Nicolas Sarkozy, attendu sous peu à Alger. Maintenant que les échéances électorales sont passées, tant en France qu'en Algérie, le chef de la diplomatie et la ministre de la défense sont également annoncés. Cette proximité retrouvée, Paris souhaite l'inscrire dans un document. Une déclaration solennelle avait été signée par les deux chefs d'Etat à l'issue de la visite de Jacques Chirac à Alger, en mars 2003. Le président français pense qu'il serait "justifié" que ce document prenne la forme d'un traité d'amitié. Jean-Pierre Tuquoi
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www.algeria-watch.org
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