COOPERATION ALGERO-FRANÇAISE

Six millions d’euros pour l’éducation

Le Quotidien d'Oran, 9 mai 2006

Un contrat de coopération d’un montant de 6 millions d’euros a été signé hier par le ministère de l’Education nationale et l’Agence française de développement. En fait, il s’agit d’une convention que les deux parties ont élaborée en commun pour le financement d’un «projet d’appui à la qualité du secteur éducatif» en Algérie. La convention en question est subdivisée en deux subventions: la première, de 1.500.000 euros, est mise à la disposition du ministère de l’Education nationale «pour couvrir les frais de mise en oeuvre de l’assistance technique nécessaire à la préparation» du projet. La deuxième, d’un montant de 4,5 millions d’euros, permettra, selon le communiqué du ministère de l’Education nationale, de «financer dès le début de l’année 2007 toutes les composantes du projet, lesquelles consistent, entre autres, à valoriser la ressource humaine et l’encadrement de l’éducation nationale par le développement des outils de formation en gestion et en pédagogie, et à développer les outils d’évaluation, des acquis des élèves du primaire, du moyen et du secondaire, en conformité avec les programmes en vigueur depuis que la réforme est à l’ordre du jour.

La signature de la convention a vu la présence du ministre de l’Education nationale, M. Benbouzid, de l’ambassadeur de France à Alger, M. Hubert Colin de Verdière, et le directeur de l’Agence française de développement (AFD) Denis Cassat.

Le ministre algérien s’est félicité de la convention qui, en voyant le jour, rapproche la France et l’Algérie et leurs communautés éducatives en particulier. Il a déclaré qu’il s’agit d’un projet important dès lors que son contenu concerne l’amélioration de la gestion des écoles et des établissements éducatifs. La gestion actuelle, a-t-il ajouté, n’est plus adaptée à la réalité d’aujourd’hui ni à celle de la réforme qui vise «un rendement de qualité» et une gestion rigoureuse. «Il s’agit, a-t-il conclu, de combiner la démocratisation de l’enseignement à la qualité».

Pour sa part, M. De Verdière a estimé qu’il s’agit d’un «projet significatif qui consiste à trouver une synergie entre les experts français et algériens» en matière d’éducation. Il a précisé que la convention prend en compte «le respect des spécificités» intrinsèques aux systèmes éducatifs algérien et français. «Il ne s’agit aucunement d’imposer un schéma» mais de faire partager une «expérience» et un savoir-faire dans le cadre de la réforme. La convention entre maintenant dans sa phase d’expertise. Elle sera mise en application sur le terrain dès 2007. Pour rappel, l’Agence française de développement (AFD) est engagée dans de nombreux dossiers de coopération divers, tels que l’appui aux PME/PMI ou le secteur de l’eau.

Salah-Eddine K.

 
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Algérie, chasse gardée de la France  
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