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La France et l'Algérie ébauchent une coopération militaire Le Monde, 18 juillet 2004 La
visite de la ministre de la défense française, samedi
et dimanche, est l'occasion de lancer les discussions pour un accord-cadre
en matière de défense qui comprendrait plusieurs volets,
dont celui du statut des forces, la formation, les escales et exercices
militaires conjoints, l'équipement et les ventes d'armement. Reçue par le ministre des affaires étrangères algérien, Abdelaziz Belkhadem, elle a dit avoir discuté avec son interlocuteur du "développement du partenariat et de la coopération dans le domaine militaire en matière de formation et d'équipement entre les deux pays" qui sont "très larges". "Nous avons abordé les différentes formes de partenariat, qu'il soit militaire ou sécuritaire", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse à Alger. La France et l'Algérie étudient un projet de convention de coopération militaire. "Il ne s'agit pas d'un accord de défense classique", a souligné la ministre française, ajoutant que les autorités algériennes avaient fait une "proposition" sujette à "enrichissements". Des précisions devraient être diffusées "dans quelques semaines", a-t-elle ajouté. La ministre a également annoncé un approfondissement des fournitures d'armes à l'Algérie. "Ces fournitures d'armement seront soumise aux règlements internationaux", a-t-elle noté. RÉUNION 4+3 À L'AUTOMNE "Nous avons réaffirmé notre volonté de coopération dans le domaine de la lutte contre le terrorisme", a-t-elle encore dit, soulignant par ailleurs que "les échanges de renseignements fonctionnent très bien". Michèle Alliot-Marie a, selon l'agence officielle algérienne APS, aussi évoqué "l'état des relations algéro-françaises dans le domaine de la défense ainsi que celui de la sécurité dans le bassin méditerranéen". Une réunion regroupant quatre pays européens concernés par la bassin méditerranéen (France, Espagne, Italie et Portugal) et trois pays du Maghreb (Algérie, Maroc et Tunisie) doit se tenir cet automne à Paris. Ces pays, a souligné Michèle Alliot-Marie lors de sa conférence de presse, "vont aborder les perspectives et actions à mener ensemble" et "seront amenés à traiter des questions de défense". RAPPROCHEMENT La visite historique de la ministre de la défense marque une nouvelle étape dans l'amélioration des relations entre Alger et l'ancienne puissance coloniale ces derniers mois. Cet élan est interprété dans certains milieux diplomatiques comme une réaction au rapprochement amorcé avec Alger par d'autres pays, en particulier les Etats-Unis. Le président Jacques Chirac a été le premier chef d'Etat étranger à se rendre en Algérie après la réélection du président Abdelaziz Bouteflika en avril. Le ministre des affaires étrangères, Michel Barnier, était à Alger la semaine passée et son homologue de l'économie, Nicolas Sarkozy, y est attendu à nouveau sous peu, pour la seconde fois en deux mois. La ministre de la défense s'est longuement entretenue samedi avec Abdelaziz Bouteflika, plaidant pour que la France et l'Algérie "tournent la page". "Ces discussions se sont déroulées dans une ambiance extrêmement détendue", a souligné, à la sortie du palais présidentiel, Mme Alliot-Marie, qui a rencontré durant cinq heures M. Bouteflika, également ministre de la défense. Après une rencontre avec des femmes dirigeantes d'associations, Mme Alliot-Marie s'est livrée à un bain de foule dans le centre ville d'Alger, parcourant à pied samedi après-midi l'une des principales rues de la capitale, accompagnée des membres de sa délégation, dont des militaires en uniforme. Avec Reuters et AFP
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www.algeria-watch.org
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