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Algérie-France
Création d’une université
El Watan, 19 avril 2005
Le Haut-Conseil universitaire et de recherche algéro-français (HCUR) a
tenu hier, à l’Université des sciences et technologie de Bab Ezzouar
(USTHB), sa troisième session. Cette rencontre, deuxième du genre en
Algérie (puisque la seconde a eu lieu en France au mois de janvier
dernier), a pour objectif d’étudier un grand nombre de projets
importants pour le développement de l’université algérienne et la
construction d’un partenariat durable entre les établissements algériens
et français.
Pour rappel, le HCUR a été installé les 13 et 14 octobre 2004 à Alger,
il est composé de 20 représentants mixtes algéro-français et d’une
coprésidence. Chaque partie a désigné un coordonnateur, un représentant
des affaires étrangère, de l’enseignement supérieur, de l’ambassade,
quatre conseillers spécialisés dans les différents domaines et aussi un
représentant du monde économique. La création du HCUR a été décidée lors
de la visite du président Jacques Chirac en Algérie, l’objectif visé
était d’apporter un plus à l’université algérienne en créant de
meilleures conditions de son accompagnement et de répondre par là même à
ses grands besoins, notamment en matière d’encadrement, de formation des
enseignants et d’échange d’expériences. Hier, lors de son intervention à
l’ouverture de la session, le professeur Benali Benzaghou, coprésident
du HCUR pour la partie algérienne, a rappelé que le système
universitaire algérien entreprend une réforme importante de
l’organisation de ses cursus en adoptant le système LMD. “Nous essayons
ensemble d’analyser et de développer des projets conjoints. Cela entre
dans le cadre des priorités définies par l’Etat. Les hautes autorités de
nos deux pays ont jugé nécessaire de créer le HCUR, marque de leur
volonté commune de promouvoir, d’intensifier et de structurer la
coopération universitaire et la recherche algéro-française”, a expliqué
l’orateur. Le professeur Michel Lucius, coprésident du côté français, a
relevé que les missions confiées par les autorités des deux pays au haut
conseil vise à œuvrer pour un partenariat durable. L’intervenant a
qualifié ces missions de très importantes. De son avis, une attention
particulière sera accordée à plusieurs axes majeurs, à savoir la
modernisation des cursus universitaires et la formation de l’élite
algérienne sur place afin qu’elle forme d’autres générations. Il s’agit
aussi, a-t-il dit, d’orienter le travail de recherche en direction des
secteurs prioritaires. « Il faut préparer les jeunes aux métiers dont a
besoin l’Algérie. L’université algérienne est confrontée à des défis
difficiles pour répondre à la demande de notre jeunesse et au
développement économique du pays pour l’amélioration de la qualité. Dans
cette démarche, la formation des enseignants et des chercheurs constitue
une priorité », dira M. Benzaghou. Quant à Gherras Mohamed, secrétaire
général au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
scientifique, il s’est félicité de la similitude de la démarche pour la
réforme en LMD entreprise par l’Algérie. L’on précisera, en outre, que
les dossiers en cours d’étude sont focalisés sur le traitement du projet
relatif à l’accompagnement de l’université algérienne et la mise en
place du système LMD. Il a été évoqué, dans la foulée, la création d’un
institut pour assurer la formation de qualité pour les lauréats et
l’élite, et la possibilité de la mise en place d’une école de doctorat
franco-algérienne. « Le HCUR a été créé pour donner un cadre
institutionnel et une stabilité à la coopération algéro-française »,
dira M. Benzaghou. A long terme, il est prévu la création d’une
université franco-algérienne qui sera mise en réseau avec l’ensemble des
facultés algériennes. Elle sera gérée par des scientifiques et aura pour
mission de former des masters professionnels et des chercheurs.
Nabila Amir
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