COOPÉRATION MARITIME ALGERO-FRANÇAISE

Les ports de Marseille et d’Alger tissent des liens

Le Soir d'Algérie, 8 juin 2004

La Chambre française de commerce et d’industrie en Algérie et l’association Marseille-Europort ont organisé dimanche soir à l’hôtel Hilton à Alger une réunion d’information sur le thème «Le port de Marseille-Fos et l’Algérie : consolider les relations et accroître les échanges».
Inscrite dans le contexte de la 37e Foire internationale d’Alger, cette rencontre a été l’occasion pour les transitaires, manutentionnaires et autres intervenants de la chaîne maritime du complexe portuaire de Marseille- Fos et leurs homologues du port d’Alger d’aborder l’évolution et les perspectives de leurs relations. Soit une volonté de Marseille-Europort de valoriser ses atouts en termes d’offre maritime, de transit time et de fluidité portuaire, et de renforcer ses liens avec l’Algérie, premier client du port de Marseille et considérée comme un marché prioritaire et où la croissance des exportations françaises est la plus dynamique, notamment dans les secteurs des biens d’équipements, automobiles, pharmaceutiques et agroalimentaires. En effet, les exportations algériennes vers la France sont constituées à 96% d’hydrocarbures et l’Algérie reste un des premiers fournisseurs de gaz de la France. En outre, les trafics bénéficient, via Marseille, d’une offre maritime très complète et diversifiée avec 29 services directs importexport, soit 99 escales par mois. En 2003, le volume de trafic total entre les deux places portuaires a été évalué en termes de marchandises toutes catégories à 11,3 millions de tonnes dont dix millions de tonnes d’importations et le reste en exportations et en termes de passagers à près de 400 000 passagers. Cela étant, nombre de difficultés ont été relevées lors de cette rencontre et notamment les insuffisances du port de Marseille en matière d’accueil des passagers, de problèmes d’entreposage et de sécurité pour les marchandises et l’existence de 175 000 tonnes de containers vides. Mais aussi les insuffisances de notre pays en matière d’infrastructures portuaires et maritimes, de lenteurs douanières et de sous-traitance et, à vrai dire, en termes d’exportations inexistantes hors hydrocarbures.
Chérif Bennaceur

 

 
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