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L’AMBASSADEUR DE FRANCE A ORAN Le consulat de France à Oran et des jumelagesLe Quotidien d'Oran, 10 mars 2005 La frilosité des hommes d’affaire français pour investir en Algérie n’est qu’un malentendu, selon l’ambassadeur de France en Algérie, M. Hubert Collin de Verdrière, en visite depuis deux jours à Oran. Pour le représentant de la république française, «cette frilosité supposée par un certain nombre d’observateurs n’existe pas», il suffit d’un peu de patience pour voir se concrétiser la matérialisation de certains projets. «L’essentiel, aujourd’hui, c’est de mieux connaître vos besoins pour pouvoir les répercuter à nos investisseurs», dira l’ambassadeur, en s’adressant aux opérateurs économiques de l’Oranie, présents, hier, à la Chambre de commerce et de l’industrie de l’Oranie (CCIO). Profitant de cette visite à Oran, M. Hubert Collin a annoncé le lancement, avant la fin de l’été 2005, des travaux de réalisation d’un consulat de France sur une parcelle de terrain du Lycée Pasteur d’Oran. «Nous sommes au stade où le projet architectural technique de construction est achevé depuis l’an 2000. Nous avons, aujourd’hui, réuni les moyens budgétaires de construction et nous pouvons enfin lancer l’avis d’appel d’offres pour la sélection des entreprises. La durée des travaux est de 18 mois». D’autre part, pour montrer l’importance des échanges économiques entre les deux pays, le chef de la mission économique, M. Pierre Mourlevat, a tenu à souligner que «jamais le volume des échanges entre les deux pays n’a été aussi élevé. Les 7 milliards d’euros représentent un volume historique et supérieur par rapport à celui du Maroc et de la Tunisie. Le montant des exportations françaises est 4,2 milliards d’euros. Avec 400 millions de dollars représentant différents investissements français en Algérie entre 1998 et 2004, la France est le 3ème investisseur étranger pour l’Algérie». Pour l’ambassadeur de France, il y a un énorme potentiel économique que les deux pays essayent, depuis 5 ans, de développer. Des investissements ont été faits dans plusieurs secteurs, tels l’habitat, l’eau et le transport ferroviaire. Ces investissements sont accompagnés d’un savoir-faire multiforme. Au-delà de ces secteurs qui vont bénéficier de financements importants, d’autres, tel l’agroalimentaire, seront développés, indique l’ambassadeur de France. «Le traité d’amitié qui sera signé entre l’Algérie et la France se veut un accompagnement pour la construction d’un partenariat d’exception», a souligné M. Hubert Collin. Tout en insistant sur la nécessité de décentraliser les missions du MEDEF et de banaliser le travail de cette mission pour lui donner une image de recherche et de développement quotidien, le diplomate français a regretté que cette mission ne se soit pas déplacée à Oran lors de sa dernière visite en Algérie. Mais cette omission ne signifie pas que rien n’est prévu pour Oran étant donné que lors de la rencontre, dans la matinée, entre le maire d’Oran et l’ambassadeur de France, les discussions ont porté sur les accords de jumelage signés entre la commune d’Oran et la ville de Bordeaux et le prochain protocole qui sera conclu entre Oran et Lyon. Concernant le premier accord, deux ateliers ont été lancés. Le premier concerne la formation des cadres de la commune et le second est relatif au renouvellement urbain. Concernant le jumelage entre Oran et Lyon, il y a eu deux missions d’exploration de techniciens lyonnais, l’une au mois de janvier 2004 et l’autre au mois de janvier 2005, et ce, pour établir les premiers accords de coopération qui seront prochainement signés, l’un pour la réhabilitation du patrimoine ancien et l’autre pour l’assistance technique et urbanistique dans la conception et la réalisation des espaces publics et les espaces verts. Avant de quitter Oran, l’ambassadeur de France, accompagné du consul général, M. Jean-Paul Dumont, du chef de la mission économique, M. Pierre Mourlevat et de Alain Boursières, chargé de mission à la CFCIA, s’est rendu au siège du «Quotidien d’Oran» où il a longuement discuté avec les responsables du journal et les journalistes de plusieurs sujets d’actualité. B.Mokhtaria |
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