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L’assureur organise le 27 octobre un séminaire à Paris sur la question La Coface revoit sa copie et appelle à investir en AlgérieYacine Kenz, Liberté, 18 octobre 2006 La Coface a réévalué le risque Algérie jugé désormais moyen avec une note de 4/7. L’assureur a reçu 500 nouvelles demandes d’assurance pour le marché algérien. Hors hydrocarbures, la France est le premier investisseur en Algérie avec, en 2005, un montant de 140 millions de dollars et quelque 8 000 emplois directs créés. Il ne se passe plus un mois en France sans qu’une réunion soit consacrée à l’économie algérienne et les perspectives qu’elle offre aux entreprises de l’Hexagone. Après la Chambre de commerce et d’industrie de Paris qui lui a consacré une “journée d’étude” le mois dernier, c’est au tour de l’organisme d’assurance à l’exportation de s’y intéresser. La Coface a annoncé, hier, la tenue d’un séminaire, le 27 octobre à Paris, sur les modalités d’implantation des entreprises françaises en Algérie. Avec des réserves de change et un programme de relance économique d’environ 100 milliards de dollars, l’Algérie a de quoi attiser l’appétit des entreprises étrangères même si les réformes traînent encore dans le secteur bancaire. La privatisation du CPA qui s’apprête à recevoir les offres apparaît dans ce cadre comme un signal fort. Le séminaire sera organisé sur le thème “se développer en Algérie”. Il se penchera sur l’actualité du marché algérien, son environnement bancaire, les moyens de paiement et garantie, les grands contrats et l’expérience assurance-crédit moyen et long terme et investissement, l’environnement des affaires, les opportunités d’investissement à saisir et les clés d’accès au marché algérien. La rencontre sera animée par des experts de la Coface, dont Catherine Monteil, spécialisée dans l’évaluation des risques pays, Jean-Pierre Caussin, responsable assurance-crédit et investissements, ou encore Alain Tovar, directeur-adjoint du département Marketing et International. Le chef de la mission économique de l’ambassade de France en Algérie, Pierre Mourlevat, ainsi que des banquiers, dont l’expert Muriel Chassaing de la banque française BNP Paribas, participeront également à ce séminaire qui traitera aussi du développement de la Coface en Algérie. Comme annoncé par Liberté le mois dernier, la Coface a ouvert en octobre 2006 une filiale de services en Algérie, qui permet d’opérer en assurance domestique et export vis-à-vis du client algérien. La Coface a réévalué le risque Algérie jugé désormais moyen avec une note de 4/7. L’assureur a reçu 500 nouvelles demandes d’assurance pour le marché algérien. Hors hydrocarbures, la France est le premier investisseur en Algérie avec en 2005 un montant de 140 millions de dollars et quelque 8 000 emplois directs créés. En 2004, le montant des investissements a été de 80 millions de dollars seulement. “Vous êtes en retard, faites vite ! Allez en Algérie.” C’est le cri lancé en juin à Paris par un banquier à l’adresse des hommes d’affaires français pour les inciter à se rendre en Algérie, un pays qui affiche des résultats macro-économiques “impressionnants”. Ce cri a été lancé par Albert Momdjian de la Calyon Dubaï, une filiale spécialisée de la banque française Crédit agricole, la première avec des actifs évalués à 60 milliards d’euros. La Calyon a obtenu le 4 juin une licence d’implantation en Algérie où elle va ouvrir une agence employant 30 à 50 personnes en vue de conseiller les investisseurs potentiels. Le cri de cœur de M. Momdjian, un transfuge des marchés anglo-saxons, a été lancé lors d’un séminaire organisé par la Chambre de commerce franco-arabe sous l’intitulé “L’Algérie: perspectives pour les entreprises françaises”. Premier fournisseur de l’Algérie avec 22% des parts de marché devant l’Italie et les USA, la France est désormais sévèrement concurrencée par la Chine qui est passée en un an du 11e au 4e rang. “L’Algérie présente un nouveau profil grâce à son désendettement et sa croissance. Le climat est extrêmement propice pour que les entreprises françaises commercent et investissent en Algérie”, avait admis une représentante du ministère des Finances. Y. K. |
Algérie, chasse gardée de la France | ||||
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www.algeria-watch.org
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