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Il a reçu Ghoulamallah à la Grande-Mosquée de Paris Dalil Boubekeur revendique le soutien d’AlgerYacine Kenzy, Liberté, 25 juin 2006 Par le biais de la Grande-Mosquée de Paris, l'Algérie est présidente du Conseil français du culte musulman (CFCM), l'instance créée en 2003 par le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, afin de représenter la deuxième religion du pays face aux pouvoirs publics. Si l'Algérie préside, sa légitimité reste faible. Elle ne doit sa position qu'au bon vouloir des autorités françaises qui ont soustrait le poste de président aux élections qui ont permis de désigner les autres instances. Tel est le vœu du président Jacques Chirac, que son ministre de l'Intérieur n'a pas voulu heurter. Dalil Boubekeur doit donc son poste de président du CFCM à Chirac qui l'a imposé à l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), proche des Frères musulmans, et à la Fédération nationale des musulmans de France (FNMF), proche du Maroc. Grâce à ses études de médecine et au passé de son père, M. Boubekeur incarne l'image d'un islam moderne et tolérant. Il a l'incomparable avantage d'agréer les représentants des autres religions, d'où la décision de Jacques Chirac. Il n'en demeure pas moins que ce cadeau soulève de nombreuses interrogations. Numériquement majoritaires en France et dynamiques dans les associations, les Algériens sont incapables d’“élire celui qui représente aussi les autorités de leur pays d'origine”. Il y a là un hiatus dont la Grande-Mosquée a fini par prendre conscience. C'est pour cela qu'elle essaie de s'organiser en vue des prochaines élections des instances du CFCM qui verront le poste de président soumis aux urnes. Si ce poste est perdu, c'est toute l'influence de l'Algérie sur l'islam de France qui sera remise en cause. Dalil Boubekeur tente de parer à cet échec en créant des fédérations à travers tout le pays. Y. K. |
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