|
|||||
|
Pays des 5+5 Vers un accord militaire entre Alger et ParisPar Nissa Hammadi, La Tribune, 17 mars 2005 L’Algérie et la France «sont en train de finaliser un accord de coopération militaire».C’est ce qu’a annoncé Michel Masson, général de corps armé aérien, chargé des relations internationales à l’état-major français, en marge de la rencontre des 5+5 tenue à Alger.Ce responsable explique à ce propos qu’une «rencontre a été tenue au niveau des états-majors» et qu’un plan d’action sera mis au point cette année entre les ministères de la Défense des deux pays en matière d’«échange d’expériences» avant de se pencher, dans une prochaine étape, sur des aspects «plus opérationnels». Les états-majors des 5+5 viennent, en effet, d’adopter à l’unanimité un projet de règlement intérieur du Comité directeur élaboré dans le cadre de la déclaration d’intention des ministres de la Défense, à l’issue d’une réunion de deux jours. Ce texte, avalisé par les représentants des ministres de la Défense d’Algérie, du Maroc, de Tunisie, de Libye et de Mauritanie, d’une part, de France, d’Espagne, d’Italie, du Portugal et de Malte, d’autre part, permettra, selon ses initiateurs, de garantir le bon fonctionnement du Comité et constituera «un document de base» pour les prochaines rencontres. Le général Michel Masson a, dans une déclaration à la presse, évoqué la nécessité de se prémunir «contre certains risques en Méditerranée» en n’écartant pas l’éventualité de la participation des forces armées dans la protection civile, en cas de risques majeurs dans la région méditerranéenne. Le colonel Abderrahmane Ould Boubekeur, chef d’état-major adjoint de l’armée mauritanienne a qualifié, pour sa part, cette rencontre de «très positive», dans le sens où ce règlement intérieur constituera «un document de travail très important» pour les prochaines réunions des 5+5. Dans le premier plan d’action des 5+5 établi en décembre 2004 figure la surveillance maritime en Méditerranée, la protection civile lors des catastrophes naturelles et la sécurité aérienne pour lutter contre le terrorisme. C’est ainsi que l’usage frauduleux de la liberté de navigation qui fonde le droit maritime, l’utilisation de la mer à des fins terroristes et le transport des quantités de drogue devraient être prévenus par des actions communes. N. H. |
|||||
|
www.algeria-watch.org
|
|||||