BOUTEFLIKA PROPOSE A LA FRANCE UN ACCORD GLOBAL DE COOPERATION ECONOMIQUE

Sarkozy a ratissé large

Le Quotidien d'Oran, 6 juin 2004

Le ministre français de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, Nicolas Sarkozy, a achevé hier sa visite de deux jours à Alger. Et il ne rentre pas les mains vides.

Son déplacement sera en effet couronné par la signature d’un important contrat entre Alstom-France et la Société nationale du transport ferroviaire (SNTF). Cet important marché que rafle donc l’entreprise française, portant sur l’électrification des lignes ferroviaires de la banlieue d’Alger, a été signé hier par les présidents directeurs généraux des deux sociétés, Abdelhamid Lalaïmia et Michel Kron, en présence du ministre des Transports, Mohamed Maghlaoui, et Nicolas Sarkozy. Un projet qui ne manquera pas de contribuer à atténuer la crise qui secoue le géant français Alstom. Le montant du marché est de 7,8 milliards de dinars pour ce qui est de l’électrification des lignes et 25 milliards de dinars pour le matériel roulant. En tout, le patron d’Alstom-France repart avec la bagatelle de presque 33 milliards de dinars. Un marché qui vient s’ajouter à celui portant construction d’une centrale électrique pour un montant de 168 millions d’euros.

«C’est un honneur pour nous de signer ce contrat qui, j’espère, sera suivi par d’autres projets pour renforcer la coopération algéro-française», a déclaré le ministre français de l’Economie, à la fin de la cérémonie de signature du contrat.

Nicolas Sarkozy a eu, par ailleurs, à s’entretenir avec le président de la République. Abdelaziz Bouteflika a proposé, selon le ministre français, à réfléchir à «un accord global de coopération économique entre l’Algérie et la France, a rapporté hier l’APS. «Le président Bouteflika m’a dit qu’un accord global serait quelque chose sur lequel il conviendrait de réfléchir et de travailler», a déclaré Sarkozy à sa sortie du déjeuner avec le président. Et d’expliquer que le chef de l’Etat «a exprimé son souhait de voir les entreprises françaises accompagner le développement de l’Algérie et que cet engagement soit durable, que ce soit dans la construction ou dans la gestion», selon l’AFP.

G.A.

 

 
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