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Selon la chambre française de commerce et d’industrie
40 000 pieds-noirs ont visité l’Algérie depuis janvier
Rédaction de Liberte, 8 juin 2006
Au moins 40 000 pieds-noirs ont visité l'Algérie depuis le début de l'année en cours, selon de récentes indications du président de la Chambre française de commerce et d'industrie en Algérie (CFCIA), M. Pierre Mourlevat. Il faut savoir que les pieds-noirs se sont rendus nombreux dans le pays ces derniers mois. Plusieurs raisons en sont à l’origine.
Il y a d’abord l’amélioration de la situation sécuritaire et l’émergence ensuite d’un tourisme de la mémoire. Par ailleurs, dans une déclaration faite, hier à Alger, le président de l'Association Algérie-France, M. Jean-Pierre Gonon a indiqué que le traité d'amitié entre l'Algérie et la France “doit venir concrétiser le renforcement de la coopération et de l'amitié entre les deux pays”, et les Français “ne doivent pas attendre que ce traité soit signé pour aller vers cet objectif”. S'exprimant lors d'une rencontre avec des journalistes au sein du pavillon des entreprises françaises participant à la 39e Foire internationale d'Alger,
Gonon a ajouté que le but de son association fondée en juin 1963 “est de militer pour un partenariat économique” comme outil de renforcement des relations politiques entre les deux pays.
Cet objectif passe, selon M. Gonon, par la facilitation du déplacement des individus entre l'Algérie et la France. Il a appelé les autorités françaises à modifier “radicalement” les procédures d'octroi de visas d'entrée pour les Algériens comme préalable, a-t-il dit, à l'établissement du “partenariat d'exception” qu'elles prétendent vouloir établir avec l'Algérie. Il s'agit là de “l'une des revendications les plus essentielles” de
l'association, selon M. Gonon qui a déploré au passage la manière “scandaleuse” avec laquelle les demandeurs algériens de visas sont traités, selon lui, par les services consulaires français en Algérie. Parlant de la loi du 23 février glorifiant le colonialisme, l'intervenant a invité les autorités politiques des deux pays à ne pas “tomber dans le piège des provocations” montées par “quelques groupes de revanchards” qui tentent, à son avis, de faire croire que le peuple français “n'est pas mûr pour la réconciliation”.
Expliquant les raisons de la participation de l'association à une manifestation commerciale comme la FIA, son patron a exprimé sa conviction que les entreprises économiques pouvaient constituer le “moteur essentiel” d'un partenariat global et durable entre l'Algérie et la France. Mais, souligne-t-il, “à condition que les entreprises françaises et particulièrement les PME ne considèrent plus l'Algérie comme un simple débouché pour leurs marchandises, mais un espace où elle vont trouver un partenaire pour investir ensemble et aller conquérir d'autres marchés”.
S. T./APS
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Algérie, chasse gardée de la France |