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COOPÉRATION ALGÉRO-FRANÇAISE
2005
sera l'année des grands échanges
L'Expression,
27 décembre 2004 « Le partenariat économique d'exception viendra nourrir
le futur Traité d'amitié entre les deux pays ».
Le ballet diplomatique
ainsi que les échanges économiques
entre l'Algérie et la France iront crescendo à la faveur
d'une coopération tous azimuts en 2005. Le partenariat d'exception
qui devra être couronné par la signature d'un traité d'amitié,
a été lancé l'année en cours. Il devra être
mis en branle d'une manière efficiente avec l'avènement
de la nouvelle année. L'ancien ministre français de l'Economie
Nicolas Sarkozy, pour le mettre en oeuvre, s'était rendu en Algérie
en compagnie d'une délégation d'hommes d'affaires qu'il
a qualifiée de « Cac 40 ».
Ces prélats de la finance ont manifesté un intérêt
particulier au marché algérien. Ainsi le Medef (le mouvement
des entreprises de France), selon une déclaration faite à l'APS,
un total actuel de 180 implantations françaises « affirment
leurs intentions d'élargir leurs parts de marché ». « Ces
entreprises, a-t-on révélé, sont considérées
comme les pionnières d'un retour en force des entreprises françaises
en Algérie ». Les opérateurs français citent
comme autre exemple de cet échange bilatéral probant « le
succès de l'édition 2004 de la Foire internationale d'Alger.
On signale qu'avec plus de 6 milliards d'euros échangés entre
les deux pays déjà en 2003, le flux des affaires entre les deux
pays a augmenté de 60% ces trois dernières années. Cette
fluidité des échanges constatée par les analystes français
est liée « à la remarquable reprise de l'économie
algérienne (6,8 % de taux croissance en 2003) ». « Du
jamais vu depuis 15 ans » estiment-ils en étayant leur argumentaire
par le fait que « l'aisance financière de l'Algérie
qui a en grande partie financé le Plan de soutien à la relance économique
(PSRE), son intégration progressive dans le système économique
mondial, la maîtrise de sa croissance démographique, entre autres
indicateurs, ont fait qu' Américains, Chinois, Français, Italiens,
depuis deux ans, les investisseurs de toutes nationalités débarquent
en rangs serrés sur le marché émergent algérien,
pour y prospecter des possibilités d'investissement ». Cependant,
si les échanges commerciaux algéro-français ont augmenté,
en 2004, en termes de valeur, ils restent relativement figés dans leur
structure traditionnelle. Les importations algériennes à partir
du marché français se composent de biens diversifiés contre
des importations françaises à plus de 95% de produits exclusivement
liés aux hydrocarbures. Selon le ministère français du
Commerce, rapporte l'APS, « la France est le premier fournisseur de
l'Algérie avec 24,77 % du marché, devant l'Italie (8,6 %), l'Allemagne
(7,2 %) et les Etas-Unis (5,6%) ». La flopée de ministres
algériens qui se sont déplacés en France au cours de l'année
2004, à titre officiel ou informel, dont Abdelmalek Sellal , Abdellatif
Benachenhou ou Chakib Khelil, ont fait la distinction entre les échanges
commerciaux, appelés à s'intensifier, et un partenariat devant
amener les entreprises françaises à investir davantage en Algérie.
Ils ont fait le voeu « d'une relance à grande échelle
des investissements créateurs de richesses et d'emplois » .
Le souhait que le partenariat algéro-français soit fondé sur
une meilleure connaissance des impératifs du développement algérien
a été exprimé le 14 décembre dernier lors du séminaire à Paris
sur le nouveau partenariat économique France-Algérie.
Le ministre des Finances, M.Abdellatif Benachenhou, lors de ce regroupement,
a expliqué que l'initiative a permis d'offrir aux participants une meilleure
visibilité des efforts de l'Algérie « en matière
de développement économique et social et sur le plan de son intégration
mondiale », deux semaines auparavant, lors d'un colloque sur le code
des marchés publics en Algérie, transparent et ouvert à tous
les opérateurs nationaux et étrangers, sans discrimination aucune. « Le
partenariat économique d'exception viendra nourrir le futur Traité d'amitié entre
les deux pays », ont déclaré conjointement les ministres
algérien et français des Finances.
Une coopération bilatérale renforcée a été décidée
dans plusieurs secteurs stratégiques dont celui des transports, notamment
pour les équipements du métro d'Alger.
Nadira BEL
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