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| 150 hommes d'affaires français lundi à Alger Le Quotidien d'Oran, 1 février 2005 Le ballet des visites des investisseurs étrangers sera inauguré, cette année, par les hommes d'affaires français. Conduite par la puissante organisation patronale française, le Medef, la délégation qui sera à Alger les 7 et 8 du mois en cours, est composée d'au moins 150 patrons d'importantes entreprises françaises. C'est, du moins, les premiers éléments d'informations obtenues auprès du trésorier de la Chambre française de commerce et d'industrie en Algérie (CFCIA), M. Jean-Marie Pinel. Interrogé, en marge d'une journée d'information sur les nouvelles dispositions de la loi de finances 2005, ce même responsable a estimé qu'il y a un regain d'intérêt franc de la part des investisseurs et hommes d'affaires français pour le marché algérien. Ils sont encouragés, ajoute-t-il, par entre autres, «une baisse sensible de risque-pays», indique le trésorier de la CFCIA et tel que constaté par la Coface. Jean-Marie Pinel voit, en 2005, «une année charnière dans les relations algéro-françaises». Il rappelle, dans ce cadre, la signature prochaine d'un traité d'amitié entre les deux pays. Chose qui insufflera également une nouvelle dynamique dans le monde des affaires et de la coopération. En tous les cas, du côté algérien, on attend toujours les investissements français et une implication concrète des entreprises françaises dans le processus des réformes et de la privatisation. Le Medef, qui regroupe les plus grandes sociétés de ce pays, ne s'est toujours pas prononcé sur cette question et le dossier de la reconversion de la dette. L'ex-ministre français de l'Economie, de l'Industrie et des Finances, Nicolas Sarkozy avait pourtant informé les patrons du Medef de ce projet et de la décision prise par les autorités dans ce sens: «la dette de l'Algérie envers la France sera systématiquement transformée en contrats pour les entreprises françaises», leur avait-il annoncé lors de la 8è Université d'été des chambres de commerce et d'industrie françaises, en début de mois de septembre 2004. Une déclaration qui est venue après le lancement d'un appel d'offres portant «conversion des dettes de l'Algérie à l'égard de la France en investissements privés» d'un montant d'un peu plus de 100 millions d'euros. Un projet chapeauté, pour rappel, par la Coface. Cette dernière devait, pour la précision, réceptionner les offres des opérateurs et des investisseurs français, au plus tard le 6 septembre dernier. Nos sources indiquent ne pas disposer d'informations sur ces offres, si offre il y a. En fait, les choses ne semblent pas avancer aussi bien qu'on l'aurait souhaité. L'arrivée de la délégation d'hommes d'affaires français, dans une semaine à Alger, pourrait, peut-être, débloquer cette situation et permettre, enfin, à ces opérateurs de voir plus clair et d'identifier «des projets» intéressants. Il est utile de rappeler que la France s'est dite prête à reconvertir jusqu'à 288 millions d'euros. Ce qui permettra à l'Algérie d'atteindre le seuil pour lequel elle milite: arriver à une reconversion de 30% de la dette, actuellement limitée à 10% . En plus de ce volet, la France s'engage à allouer une autre enveloppe financière de 750 millions d'euros en crédits concessionnels et 1 milliard d'euros de crédits commerciaux garantis (à travers la Coface). C'est ainsi que ce qui est appelé «un partenariat économique d'exception» bénéficiera d'une enveloppe de presque 2 milliards d'euros. Une enveloppe qui est, désormais, mise à la disposition des hommes d'affaires français voulant investir en Algérie. Ghania Amriout
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www.algeria-watch.org
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