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FLN, RND et MSP dans l'ordrepar Djamel B., Le Quotidien d'Oran, 19 mai 2007 L'Assemblée nationale populaire APN élue jeudi avec un taux d'abstention record de plus de 64% reste dominer par les trois partis de l'Alliance présidentielle, mais aucun parti n'obtient la majorité des 389 sièges de l'hémicycle. Avec un total de 249 sièges sur les 389 que compte l'Assemblée, les trois formations politiques qui soutiennent le programme du président de la République, ont conservé une majorité absolue et confortable à l'APN. Fait saillant de ces joutes électorales, l'ex parti unique perd un nombre important de sièges au profit de ses deux «frères ennemis» de la coalition, le RND et le MSP. Même s'il arrive en tête ave 136 sièges, le FLN semble avoir laissé des plumes lors de ces législatives, conséquence des luttes internes qui ont miné le parti, particulièrement après la confection des listes des candidats. Le Parti de Belkhadem a ainsi perdu 38 sièges par rapport aux législatives de 2002. Les deux autres partis de l'Alliance le RND et le MSP, ont pour leur part gagné 14 sièges chacun, envoyant respectivement 61 et 52 députés à la nouvelle Assemblée. Cette nouvelle donne, devrait avoir comme première incidence, une redistribution des portefeuilles ministériels dans le futur gouvernement, avec une présence plus remarquée de ministres issus du RND et du MSP. Bien avant l'annonce des résultats, et au delà du nombre de sièges obtenus par chacune des trois formations de l'Alliance présidentielle, on annonçait déjà une assemblée aux «couleurs» presque identiques à celle de 2002. Les trois formations politiques étant de véritables machines électorales disposant de moyens et de logistiques adéquates, étaient somme toute attendues au final. Révélation de ces législatives, le Parti des Travailleurs de Louisa Hanoune qui obtient 26 sièges contre 21 en 2002 devenant la première force politique représentée à l'Assemblée après les partis de l'Alliance présidentielle. C'est incontestablement le parti d'El Islah, qui aura été le grand perdant de ces législatives. A l'instar du FLN, El Islah a fait les frais d'une instabilité, marquée par des dissensions à l'intérieur du parti et par un effritement de ses militants. Sur les 43 sièges obtenus en 2002, il n'en gardera que trois. Le Rassemblement pour la culture et la démocratie RCD, qui obtient 19 sièges, rétablit sa représentation parlementaire de 1997 après avoir boycotté les législatives de 2002. Il remporte la moitié des sièges de la wilaya de Tizi Ouzou. Les Indépendants, reviennent aussi en force, en obtenant 33 sièges, contre 30 dans la précédente législature. Autre révélation de ces législatives, la formation de Moussa Touati, qui aura réussi à placer 13 candidats dans la future Assemblée (contre 08 en 2002), tout comme le MNND de Abderrahmane Akif qui gagne sept sièges alors qu'il n'en avait aucun en 2002. Pour les autres formations politiques En-Nahda et le Mouvement pour la jeunesse et la démocratie (MJD) ont remporté chacun 5 sièges. L'Alliance nationale républicaine (ANR) de Rédha Malek, le Mouvement pour l'entente nationale (MEN) et le Parti du renouveau algérien (PRA) ont obtenu chacun 4 sièges. Le Mouvement El-Islah, le Mouvement El-Infitah (MEI) et le Front national des indépendants pour la concorde (FNIC) ont obtenu chacun 3 sièges. Ahd 54, le Parti national pour la solidarité pour le développement (PNSD), le Mouvement national d'espérance (MNE) et le Rassemblement patriotique républicain (RPR) ont remporté chacun 2 sièges. Enfin, le Rassemblement algérien (RA), le Front national démocratique (FND) et le Mouvement démocratique et social (MDS) ont obtenu chacun 1 siège. Ainsi, 23 partis des 24 en lice siègeront à l'Assemblée populaire nationale. |
Elections 2007 | ||||
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