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«La main de l’étranger» et «les lobbies»L'Expression, 17 Novembre 2007 En réalité, Louisa Hanoune et Ouyahia ne font que répéter ce qu’avait dit, bien avant eux, le défunt président Boudiaf. «Le monde traverse une ère de turbulences et d’incertitude avec l’apparition de nouvelles menaces multiformes». Quand c’est le président Bouteflika qui l’écrit, dans l’éditorial publié par la revue El-Djeïch, l’affirmation est à prendre très au sérieux tant l’homme est rompu à la politique internationale et aux enjeux à l’échelle de la planète. De ces «nouvelles menaces multiformes» nous retiendrons celles qui visent le secteur économique et qui peuvent mettre un pays et une nation à genou sans qu’il ne soit nécessaire de tirer un seul coup de feu. Arme redoutable s’il en est, le pouvoir économique peut faire et défaire des politiques. Il peut empêcher le développement d’un pays pour mieux l’aliéner. Le néocolonialisme dont on parlait tant au début des années 70 et après l’ère la décolonisation qui a touché les pays du tiers-monde n’était pas une simple vue de l’esprit, mais une réalité qui peut s’illustrer par de grands exemples tels celui du Congo (pour ses diamants) de Tshombé ou encore cette plaie pour le Nigeria (pour son pétrole) qu’aura été la sécession du Biafra. Aujourd’hui, les méthodes ont changé à la faveur d’une certaine évolution des moeurs politiques. La promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance doit se donner bonne figure et donc oblige à une approche différente dans les rapports de force qu’entretiennent les pays pour leur défense ou pour les besoins de leur hégémonisme. Notre pays a des richesses qui attisent bien des convoitises. A ces richesses, il faut ajouter sa position géostratégique en Méditerranée, en Afrique et dans le monde arabe. Depuis peu est venue s’ajouter une politique de l’énergie en direction des pays développés comme ceux de l’Europe qui n’a pas l’heur de plaire à tout le monde. L’Espagne l’a manifesté sans mettre de gants. Alors, quand Louisa Hanoune accuse dans ses interventions publiques «la main de l’étranger» pour stigmatiser tant les actes de terrorisme que ce qu’elle considère comme étant des atteintes à notre économie, il faut vraiment être un profane de la chose politique pour s’obstiner à ne pas la comprendre ou à ne pas vouloir la comprendre. Zouhir MEBARKI |
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