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La Commission politique de surveillance
des élections législatives confiée à Saïd Bouchaïr
24 partis, une centaine
de listes indépendantes et 12 229 candidats
Par Younes Hamidouche, La Tribune, 21 Avril 2007
Avec un total de 12 229 candidats en lice sur 1 144 listes, issus de 24 partis politiques et de 102 listes dites indépendantes, les élections législatives du 17 mai prochain sont caractérisées par un nombre très élevé de candidatures. Soit une moyenne nationale d’une vingtaine de listes (21,18) dans chaque circonscription électorale équivalent à près d’un quart de millier (226,46) de candidats pour chacune d’elles. C’est du moins ce qui ressort des chiffres du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales relatifs aux élections et rendus publics par l’agence de presse nationale (APS). Sur plus de douze mille candidats, environ un millier (986 précisément) sont portés sur les 102 listes dites indépendantes. Le reste des candidats, soit 11 243, est inscrit sur les listes partisanes.
Au chapitre de la participation par parti, le trio de l’Alliance présidentielle (FLN, RND et MSP), détiennent chacun 54 listes avec 541 candidats pour chacune des formations dirigées respectivement par Abdelaziz Belkhadem, Ahmed Ouyahia et Bouguerra Soltani. Suit juste après ces partis siégeant au gouvernement, un parti de l’opposition démocratique, le RCD de Saïd Sadi qui entend arracher des sièges au Parlement via ses 539 candidats inscrits sur 53 listes. De son côté, l’ANR de Redha Malek concourt à travers 49 listes (525 candidats). Suivent ensuite le PT de Louisa Hanoune (48 listes, 525 candidats), le MRN-Islah de Mohamed Boulahia (48 listes, 517 candidats) et la quinzaine d’autres partis engagés dans la course. Les quatre circonscriptions électorales les plus pourvues par rapport au total de la composante de l’Assemblée populaire nationale (APN, 389 sièges) sont, dans l’ordre, Alger avec 32 sièges (24 listes concurrentes, toutes de partis politiques), Sétif avec 16 sièges (20 partis), Oran avec 15 sièges (20 partis) et Tizi Ouzou avec 14 sièges (22 partis et 2 listes dites indépendantes). Il est à souligner, toujours selon les chiffres officiels rapportés par l’APS, que les listes des indépendants sont présentes dans 31 wilayas au total. Concernant la communauté algérienne établie à l’étranger, elle devra choisir ses représentants à la députation sur une somme de 44 listes, dont 18 sont en lice en France, 6 dans le reste de l’Europe, 13 au Maghreb, en Afrique et dans le Monde arabe et, enfin, 7 en Amérique et en Asie. Dans le cas de la zone Maghreb-Afrique, par exemple, quatre listes partisanes (FLN, RND, MSP, et RCD) et deux listes indépendantes sont en course. Pour cette même zone ayant pour centre Tunis, l’administration a désigné 17 bureaux de vote, dont 4 fixes (2 au consulat général de Tunis, et 1 dans chacun des consulats de Gafsa et El Kef). L’électorat algérien inscrit en Tunisie est d’environ 12 000 personnes, dont 60% de femmes. Par ailleurs, et sitôt désigné jeudi dernier par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, le coordonnateur de la Commission politique nationale de surveillance des élections législatives (CPNSEL) du 17 mai 2007, Saïd Bouchaïr, a été officiellement installé le même jour. Lors d’une cérémonie présidée par cette figure connue pour avoir déjà dirigé des commissions du genre à l’occasion de précédents scrutins -elle est désigné pour la quatrième fois à ce poste- et pour avoir eu à diriger le Conseil constitutionnel, la CPNSEL a été mise sur pied avec une composante de 24 représentants des partis politiques participant aux législatives avec possibilité de la voir élargie, rapporte l’APS, à un ou deux représentants des indépendants et ce, suivant les listes qui seront validées par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales. «La CPNSEL a beaucoup à faire pour réaliser les grands objectifs que l’Etat œuvre à consacrer, à savoir l’ancrage de la démocratie en veillant à l’application des textes de loi», a déclaré Saïd Bouchaïr qui rappelle que l’Etat «a donné des garanties pour le succès du prochain scrutin» et que la commission qu’il préside «jouit de larges prérogatives consistant notamment à surveiller l’opération électorale, du début à la fin et, élaborer ensuite un rapport exhaustif à soumettre au président de la République». Avant la mise en place des commissions de wilayas et communes et entre autres missions, la CPNSEL tranchera, dès demain, la question du volume horaire de passage des candidats dans les médias audiovisuels. De l’avis de Saïd Bouchair, la CPNSEL «doit prouver à travers ses membres, toutes tendances confondues, que l’Algérie œuvre à la consécration de la démarche de la paix et de la réconciliation nationale dans l’intérêt de la société tout entière». Avec une dénomination passant de CNISEL (Commission nationale indépendante de surveillance des élections législatives) à CPNSEL, le suivi et contrôle du prochain scrutin fera néanmoins encore face à la hantise de la fraude.
Y. H.
18 760 400 électeurs aux législatives
du 17 mai prochain
Le corps électoral pour les élections législatives est évalué par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales à un total de 18 760 400 électeurs. Sur ce total, précise l’APS qui rapporte l’information, 10 083 579 sont de sexe masculin et 8 676 821 de sexe féminin. Ce chiffre relatif au corps électoral a été établi le 11 avril dernier, précise-t-on. Par ailleurs, et toujours selon la même agence de presse, l’opération électorale se déroulera à travers 10 397 centres de vote et 42 691 bureaux de vote, dont 42 388 bureaux fixes et 303 bureaux itinérants.
Y. H.
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Elections 2007 |