Campagne pour les élections législatives du 17 mai

Dernière ligne droite avant le verdict populaire

El Watan,12 mai 2007

Le rendez-vous électoral du 17 mai n’est plus qu’à cinq jours. Les formations politiques qui se sont engagées dans la course n’ont plus que deux jours devant elles pour rabattre les voiles du bateau campagne et attendre que le verdict populaire soit prononcé.

Le premier round des législatives sera ouvert aujourd’hui avec le vote de la communauté algérienne émigrée. Près d’un million d’électeurs inscrits sur les listes électorales dans les capitales étrangères sont invités à exprimer leur choix pour la reconfiguration des 389 sièges de l’Assemblée populaire nationale en élisant huit députés dont quatre pour représenter la communauté en France, deux pour l’Europe et deux autres pour le reste du monde. 200 000 nouveaux électeurs sont venus garnir les listes électorales des différentes représentations algériennes, notamment en France, en Belgique et au Canada. Pour cette dernière ligne droite, les partis en lice n’ont pas manqué de sillonner les wilayas du pays pour prêcher « la participation massive aux élections ». En rangs dispersés pour un objectif commun, les candidats ont passé ce dernier week-end de campagne sur le terrain en mettant l’accent sur ce qui les différencie les uns des autres. C’est encore une fois l’invective qui l’a emporté sur la présentation de programme. Ouyahia du RND tire sur Belkhadem en l’accusant de faire dans la surenchère politique et réitérera son attachement à la lutte contre le terrorisme. Le SG du FLN a réaffirmé, de son côté, son attachement à l’option de la réconciliation nationale en soulignant que nul ne doit s’y opposer. L’autre membre de l’Alliance présidentielle, Boudjerra Soltani pour le MSP, lancera des piques à ses deux compagnons de l’alliance, RND et FLN, en estimant que nul n’a le droit « d’accaparer l’exclusivité dans l’utilisation des notions du pouvoir, de la révolution de Novembre 1954, de l’Islam, de la démocratie, du nationalisme, de l’histoire ou de s’exprimer au nom du peuple à des desseins purement électoralistes ». Louisa Hanoune du PT et Chawki Salhi pour le PST ont, pour leur part, continué à fustiger la tendance ultralibérale de la politique économique. L’appel aux urnes a, quant à lui, fait l’unanimité des discours, entonné par tous les candidats et dans tous les meetings.

Nadjia Bouaricha

 


À Jijel et Bouira, le patron du RND a surfé sur le thème du terrorisme

Ahmed Ouyahia parle des accords ANP-AIS

Le patron du RND, Ahmed Ouyahia, a fustigé ce week-end durant son périple qui l’a mené à Bouira, Sétif, Mila et Jijel, les candidats qui utilisent la carte de la réconciliation nationale à des fins électoralistes. Il a martelé à ses détracteurs qu’il est et restera « mille et une fois éradicateur ».

Bouira, Sétif et Jijel. De notre envoyée spéciale

L’ex-chef de gouvernement n’a pas également raté l’occasion d’écorcher son homologue et allié du FLN, Abdelaziz Belkhadem, lui reprochant de faire des promesses « ronflantes et trompeuses », notamment au sujet des salaires impayés. De Bouira à Mila en passant par Sétif et Jijel, le chef du Rassemblement national démocratique a rappelé à l’assistance composée plus particulièrement de militants du parti et de simples curieux, que la date du 10 mai est derrière nous, alors que l’affaire des salaires impayés de quelque 15 000 employés est toujours devant nous. Manière à lui de suggérer que le chef du gouvernement n’a pas tenu parole à ce propos. « Si ma mémoire est bonne, ils ont annoncé en pompe le jour de la célébration de la Journée mondiale des travailleurs que le dossier des salaires impayés sera réglé avant le 10 mai. Comment peut-on promettre à des employés des augmentations de salaires alors qu’ils sont dans l’incapacité de résoudre la question des salaires impayés de ces mêmes employés ? », tonne Ahmed Ouyahia. Et d’abattre sa sentence : « Cessons la politique de la surenchère politique et le discours démagogique », devant une des militantes lors de son meeting à Bouira. Dans une salle archicomble, M. Ouyahia a d’abord rendu hommage aux victimes des événements d’avril et de mai 2001 survenus en Kabylie (Tizi Ouzou, Bouira et Béjaïa). Il a également loué les mérites des patriotes en leur rendant un hommage particulier, en citant notamment « cheikh El Makhfi » qui a sacrifié toute sa vie pour l’Algérie. « Les patriotes ont délaissé leurs familles et abandonné leur travail pour veiller sur la patrie. Ils ont combattu durant plus de 10 ans le terrorisme. Nous estimons aujourd’hui qu’il ne faut pas leur tourner le dos. Il n’est pas seulement du devoir d’un parti politique de se rappeler d’eux, mais il est du devoir de l’Algérie de les prendre en charge », lance encore Ahmed Ouyahia. Dans ce contexte, l’orateur a estimé que la lutte contre le terrorisme se poursuivra et l’Algérie vaincra définitivement ce fléau. « Le terrorisme est nu et les commerçants des vies humaines affiliés au GSPC et qui se sont ralliés à l’organisation d’Al Qaïda sont mis à nu. Contrairement à ce qu’ils déclarent, ils ciblent aussi bien les militaires que les civils. Femmes, enfants, ou personnes âgées, le GSPC frappe partout et cible tout le monde sans aucune exception », assène encore le secrétaire général du RND. Il se dit néanmoins convaincu que l’Etat est fort et capable d’éradiquer complètement le terrorisme. « Ce n’est pas parce qu’il y a eu une bombe au Palais du gouvernement qu’il faut mettre un terme à la réconciliation nationale et qu’il faut baisser les bras. Si l’on me considère comme un éradicateur, je n’ai nullement à rougir, bien au contraire, je répondrai que je suis triplement éradicateur. » M. Ouyahia rassurera ses partisans que le RND n’a pas vocation à être un parti d’opposition sauf « si l’Algérie renonce à être un Etat novembriste, républicain et démocratique ». A Sétif, le chef du RND a été accueilli à l’entrée de la salle omnisports par « le professeur » Yahia Guidoum, tête de liste du parti et ministre de la Jeunesse et des Sports, en compagnie de Nouara Saâdia Djaâfar, ministre déléguée à la Famille. Aux férus de l’Entente qui scandaient des slogans favorables à l’ESS, le patron du RND répliquera par un : « Mon rêve est de pouvoir comparer un jour cette équipe à celle du Real de Madrid. » M. Ouyahia ne s’est tout même pas épanché sur le programme de son parti dans le domaine du sport. Il a en revanche souhaité que Sétif ait un statut de quatrième ville du pays. A Jijel, M. Ouyahia a défendu le principe de conclure la concession du port de Djendjen à un partenaire étranger qui « ne doit faire peur ni à la population ni à certains dirigeants ». Pour lui, l’exploitation de ce port de manière rationnelle implique la présence d’un partenaire étranger. « Cela permettra, a-t-il dit, la création de nouveaux emplois et des entrées considérables d’argent et un fonctionnement continuel. » Surfant sur les chiffres, Ahmed Ouyahia fera remarquer que l’exploitation de ce port génère aujourd’hui « juste 5%, alors que l’on peut faire beaucoup mieux », affirmant que « nous devons mener une bataille contre la pauvreté et le chômage, aussi grandiose que celle que nous avons menée contre le terrorisme ». Transition faite, Ahmed Ouyahia déclare pour la première fois que c’est à Jijel que « nous avons négocié les premiers accords pour l’arrêt de l’effusion de sang ». L’allusion est évidemment faite aux fameux accords secrets conclus entre l’armée et les éléments de l’AIS en 1997, et qui avaient abouti à la trêve décrétée par le bras armé du FIS dissous dirigé par Madani Mezrag. M. Ouyahia s’est cru en devoir de motiver cette démarche en précisant : « Nous étions dans l’obligation d’agir et d’opter pour cette démarche pour la paix et la stabilité, mais le seul héros dans tout ce processus reste le peuple », devait-il nuancer.

Nabila Amir

 


Le FLN se noie dans le programme du président

En présence de familles de disparus (un carré leur a été réservé), d’un représentant, dit-on, de la branche armée de l’ex-FIS (AIS), mais aussi de familles de victimes du terrorisme, fait visible à travers une banderole, le discours que Abdelaziz Belkhadem, SG du FLN a prononcé au palais des sports d’Oran, portait presque exclusivement sur la charte pour la paix et la réconciliation nationale.

Près de trois heures d’attente pour une dizaine de minutes d’intervention durant lesquelles il a appelé à l’application « intégrale » de la charte et à la poursuite de l’effort d’investissement pour le développement tel que prônés par le président de la République. L’actuel chef du gouvernement souhaite « barrer la route aux partisans de la période de transition et les chantres (daïiya) de la démocratie ». « Est-il possible que l’Algérie vive sans une partie de sa société ? », s’est-il interrogé en outre en considérant que « la solution à la crise passe forcément par la réconciliation », un dossier pour lui clos et qu’il reste maintenant à consolider en « élargissant la participation politique (traduction littérale de sa formulation en arabe) ». M. Belkhadem prône « la fraternité entre celui qui a déposé les armes et la victime du terrorisme ». Il estimera ensuite que le retour à la sécurité a eu pour conséquence la mise en œuvre du programme de la relance économique en avançant le seul chiffre qu’il a eu à divulguer lors de ce meeting : 150 milliards de dinars consentis depuis 1999. D’un signe de la main, il présentera les candidats d’Oran qui se lèvent brièvement avant de poursuivre son discours, une petite morale démagogique stipulant qu’« il faut que le travail soit la seule source de l’enrichissement ». Avant l’arrivée de M. Belkhadem, côté musique, le FLN a fait preuve d’une tolérance exceptionnelle. Alors que l’assistance, dont une partie est venue par bus des wilayas limitrophes, notamment Mostaganem (sans oublier des étudiants venus de loin), s’impatientait dans la salle, les organisateurs ont passé beaucoup de chansons vantant le FLN. En effet, hormis le folklore, le chanteur du raï, Redouane, s’est produit en personne pour interpréter quelques-uns de ses tubes. On a même fait passer une chanson de Amazigh Kateb (China Town), mais elle ne traite pas d’une thématique nationale. Un bémol cependant à propos de la fraternité, les parties en conflit au sein du FLN, notamment à Oran, même si des éléments épars ont tenu à assister à l’événement, ne semblent pas avoir enterré la hache de guerre. Par ailleurs et s’exprimant dans un arabe soutenu, Belkhadem n’a pas galvanisé la foule réunie en masse à la salle omnisports où l’avait précédé Ahmed Ouyahia deux jours auparavant. A Aïn Temouchent, le RND ayant été le seul à rivaliser dans l’organisation d’une grand-messe avec le favori du prochain suffrage. Son discours a duré 25minutes, juste cinq minutes de plus que celui de la tête de liste, le Dr Djamel Ould Abbas. Le SG du FLN s’est suffi de noter que les candidats de son parti sont suffisamment connus pour qu’il n’ait pas à en faire l’éloge. Il mit plutôt en exergue l’action de son parti au service du pays. Positivant l’avenir, l’orateur a estimé que l’Algérie est bien sortie de la crise politique et économique qu’elle a endurée, au point où le pays dispose actuellement d’un mirobolant matelas financier équivalent à 36 mois d’importation. « Tout va bien. Ayez confiance en vos institutions. Ayez de l’espoir. Nos candidats soutiendront à l’APN les perspectives de progrès que notre programme comporte. Votez FLN car le FLN tiendra en ses engagements. »

Djamel Benachour

Kali M.

 


Les Algériens de France appelés aux urnes

Quelle place pour l’émigration ?

La communauté algérienne en France — émigrés et binationaux —, à l’instar des Algériens résidant à l’étranger, commence à voter aujourd’hui.

Paris. De notre bureau

Alors qu’elle ne connaît quasiment pas la plupart des candidats parce que la campagne de ces derniers aura été limitée par les contraintes dues au contexte et à l’environnement, quel sera son taux de participation ? Sur quels candidats portera le choix de ceux qui se sont exprimés ? Les 768 669 électeurs ont 5 jours pour élire 4 députés (deux pour la zone sud et deux pour la zone nord) qui les représenteront à l’Assemblée populaire nationale parmi 9 listes, dont une non partisane pour la zone nord et 8 listes partisanes pour la zone sud. 108 bureaux de vote, parmi lesquels plus de la moitié est décentralisée, ont été aménagés à cet effet.La zone nord qui englobe les consulats généraux et consulats de Paris, Bobigny, Vitry-sur-Seine, Pontoise, Nanterre et Lille compte 472 759 électeurs. 295 910 votants sont inscrits pour la zone sud qui comprend les consulats de Marseille, de Montpellier, de Nice, de Lyon, de Grenoble, de Saint-Etienne, de Toulouse, de Bordeaux et de Nantes. Les circonscriptions sont très grandes, ce qui n’a pas rendu aisée la campagne qui a été pour tous les candidats essentiellement une campagne de proximité, ou par l’intermédiaire de radios communautaires. Des panneaux d’affichage à surface égale ont été mis à leur disposition dans les locaux consulaires. L’affichage a commencé le 26 avril. Pour la zone nord, les premiers titulaires de AHD 54, du RND, d’Ennahda et du MSP, puis les candidats du MJD, du FLN, du RCD, de l’ANR et de la liste non partisane Emigration active ont respectivement participé à deux débats mercredi et jeudi sur Beur FM, précédés d’une rencontre, mercredi après-midi à l’initiative du consulat général de Paris avec la presse nationale, retransmise par Canal Algérie, Beur FM et Berbère TV. Les candidats du RCD de la zone nord ont pour leur part pris l’initiative d’une autre rencontre avec la presse jeudi après-midi. A quelques nuances près, les différents projets des candidats établissent le même constat, à savoir que l’émigration, composante à part entière de la communauté nationale, n’est pas suffisamment prise en considération, voire laissée pour compte — « immigrés en France, émigrés en Algérie, citoyens nulle part. Tel est aujourd’hui le statut paradoxal de notre communauté installée à l’étranger », écrit le RCD dans une déclaration liminaire — ; qu’elle représente un potentiel de compétences, de savoir-faire qui n’est pas mis en valeur ; qu’elle est sous-représentée à l’APN (un député pour 500 000 habitants, alors que la loi avance pour le territoire national un député pour 80 000 habitants). Les propositions des uns et des autres se rejoignent globalement, tant les problèmes sont archiconnus. La plupart des listes revendiquent un environnement national susceptible de favoriser l’investissement en Algérie d’Algériens résidant en France ou de binationaux, voire elles préconisent la prise de mesures incitatives. Ce postulat de base relève d’une volonté politique, estiment les candidats du RCD, Rafik Hassani et Hachemi Souami. La création d’une banque gérant l’argent des Algériens en France en faisant jouer la concurrence, comme le préconise le RCD ou une banque euro-algérienne en France comme le suggère la liste non partisane Emigration active conduite par Hassan Hirèche et Moussa Yaker, ou « l’ouverture d’établissements bancaires proposant les mêmes services que les banques françaises et offrant la possibilité de prêt pour des investissements ou de l’achat immobilier en Algérie » comme le proposent les candidats de la liste d’union MJD - PRA - PNSD, Dellani Azzedine (MJD), tête de liste, Berdjeb Boualem (PNSD), Khaoua Othmane (PRA).

L’émigration a changé

Des questions comme l’organisation et le financement des obsèques et du rapatriement des corps, du transport, de centres culturels de maisons de l’Algérie… reviennent dans les programmes des candidats, accompagnées de propositions. Autre constat suivi de propositions : les députés n’ont pas de permanence électorale. Pourquoi n’en feraient-ils pas une par mois dans les consulats (qui représentent l’Etat) comme le font les députés français dans les mairies, propose Hachemi Souami qui a été député du RCD en 1997. Le candidat du MSP, Zine Kamel, retient l’instauration de mécanismes de dialogue avec les Algériens en émigration, l’amélioration des conditions de travail du député. Le candidat du MJD, Azzedine Dellani, voit le député comme « un commis de l’émigration » et propose de mettre en place des permanences parlementaires. « Nous recruterons un attaché parlementaire qui sera constamment en France. » Il propose aussi la création d’un conseil consultatif des Algériens à l’étranger. Hassan Hirèche, candidat de la liste Emigration active, indique que sa liste proposera que la binationalité soit inscrite dans la Constitution pour qu’elle ne soit pas remise en cause. Le candidat du RND, Mustapha Maâtallah, indique que son parti qui considère que l’émigration est un apport important à la cohésion nationale n’a pas de programme particulier. Il propose la mobilisation et l’expertise d’Algériens de France sous forme de prestations contractuelles. « A l’heure de la globalisation, l’Algérie a besoin d’une force à l’extérieur », relève Hassan Hirèche. « Le FLN appliquera son programme, il a les moyens de son application », affirme son candidat, Azzedine Abdelmadjid, après avoir énuméré quelques propositions communes à d’autres candidats. Les candidats du RCD relèvent que des problèmes juridiques nouveaux tels que ceux rencontrés par les familles qui adoptent des enfants par kafala, de droit matrimonial, de succession… se posent avec acuité, ce qui montre que l’émigration a changé. Au RCD, des spécialistes travaillent sur ces questions. Qu’est-ce qui distingue alors les listes les unes des autres ? Les candidats du RCD, Rafik Hassani et Hachemi Souami, considèrent que « la probité, la crédibilité et l’honnêteté des candidats tant en Algérie qu’à l’extérieur, sont aussi importantes que les projets », autrement dit les électeurs devront choisir tant les programmes que les hommes et les femmes qui les portent. Par ailleurs, les candidats du RCD estiment que « des dizaines de rapports existent sur l’émigration, on peut en tirer de très nombreuses propositions. Ce qui manque c’est la volonté politique de les faire aboutir ». L’émigration a changé, elle n’est plus ce qu’elle était dans les années 1960, une émigration de travail. « Les immigrés sont des citoyens algériens qui ne vont peut-être jamais revenir se réinstaller en Algérie. Ils vivent en France en famille, leurs enfants naissent en France. Les appels aux accents nationalistes ne marchent plus », relève Hachemi Souami, du RCD. C’est à cette réalité qu’il faut aujourd’hui s’adapter. Au-delà des candidats et des projets qui revêtent de nombreuses similitudes, quel rôle pour le député représentant l’émigration ? Quelle place pour cette dernière au sein de la communauté nationale ? Force d’appoint ou partie intégrante ? Autant de questions et d’attentes à clarifier.

Nadjia Bouzeghrane

 
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Elections 2007  
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