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ALGERIE-UNION EUROPEENNE

L’accord d’association à la prochaine session de l’APN

Le Quotidien d'Oran, 9 janvier 2005

L’accord d’association avec l’Union européenne sera soumis à l’approbation des deux chambres à la prochaine session parlementaire du printemps. C’est ce qu’ont indiqué les ministres de l’Industrie et de la PME/PMI hier dans une conférence de presse organisée autour de la vulgarisation de cette «convention».

Les deux ministres lancent ainsi la campagne «marketing» de l’accord afin de sensibiliser les opérateurs ainsi que l’opinion publique nationale. D’ ores et déjà, il est présenté comme «une chance pour l’Algérie pour jouer dans la cour des grands». D’ailleurs, M. Benbada de la PME/PMI lui trouve plus d’avantages que d’inconvénients.

S’il y a des inconvénients ou cela ne marche pas, la tare serait, selon lui, en nous. Cela tout en rassurant que le gouvernement s’y est engagé «pas pour perdre». Quant à la position qu’adoptera l’Assemblée nationale, les deux ministres sont convaincus que le document passera sans problème puisque la majorité est constituée par la coalition gouvernementale.

Prolongement du processus de Barcelone, l’accord d’association avec l’UE est ratifié actuellement par 14 des 15 pays, à l’exception des Pays-Bas. Les dix nouveaux membres de l’Union ne sont pas concernés. M. Djaaboub, ministre de l’Industrie, a indiqué que l’accord entrera en vigueur deux mois après sa ratification et l’objectif est l’installation d’une zone de libre-échange. Sa mise en application se fera de manière graduelle. Ce qui donne du temps au gouvernement et aux opérateurs afin de se préparer à la concurrence.

Dans un premier temps, une liste de produits non produits localement sera établie et pour lesquels les tarifs douaniers seront supprimés. Le démantèlement passera à partir de la troisième année aux biens d’équipement et services.

La dernière étape sera celle de l’ouverture à tous «les produits sensibles». A l’horizon 2010, normalement le processus sera achevé. Les produits algériens sont, dès la mise en application de l’accord, c’ est-à-dire deux mois après sa ratification, éligibles à l’exportation vers l ’Europe tout en bénéficiant des facilités douanières comprises dans l’ accord. Ce qui constitue déjà un indéniable avantage. Mais le plus attendu est sans aucun doute l’afflux des investissements directs étrangers (IDE) que le démantèlement tarifaire favorisera.

Par ailleurs, les deux ministres ont révélé que l’Algérie a refusé de souscrire un accord standard, comme c’est le cas de la Tunisie, du Maroc ou de l’Egypte. Lors des négociations, les experts algériens ont réussi à faire accepter «nos spécificités». Toutefois, la signature ou l’entrée en vigueur de l’accord d’association n’est pas sans comporter de risques aussi.

«Il n’y a pas de danger dans l’immédiat», a souligné M. Benbada. Cela d’ autant que le document est juridiquement supérieur aux lois nationales. Pour l’aspect technique de l’accord, une journée d’étude est programmée pour le 15 février et verra l’intervention de spécialistes et d’experts qui détailleront et décortiqueront le texte.

Djilali B.

 
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