Le représentant de l’UE à Alger lors d’une conférence de presse
Sept pays ont ratifié l’accord d’association avec l’Algérie

par Sofiane B. , Le Jeune Indépendant, 28 avril 2004

Un choix décisif attend l’Union européenne dès les prochains jours, puisque avec l’adhésion de 10 nouveaux pays de l’Europe de l’Est, une nouvelle carte géostratégique sera dessinée. Pour expliquer les avantages et inconvénients de cet élargissement, le représentant de l’UE à Alger, M. Lucio Guerrato et les ambassadeurs, des Républiques tchéque, de Hongrie, ainsi que le chargé d’affaires slovaque et le représentant des Pays-Bas et d’Irlande ont animé hier une conférence de presse à l’hôtel El-Djazaïr.

Les intervenants sont revenus sur les conditions économiques et politiques que doivent remplir les pays pour être admis à l’UE, à savoir être une démocratie stable, respectueuse des droits de l’homme, la règle de droit et de la protection des minorités.

Les pays doivent être dotés d’une économie de marché effective, adopter les règles, normes et politiques communes qui constituent le corps législatif de l’UE. M. Guerrato a expliqué que ces conditions sont indispensables et non négociables, puisque ces pays entrent dans un espace judiciaire auquel ils doivent s’adapter afin, a-t-il expliqué, d’»instaurer la paix sur tout le continent en mettant un terme à un vieux problème de voisinage».

Concernant les relations économiques de ces pays (l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, la Slovénie et Chypre) avec l’Algérie, les ambassadeurs diront, chacun en ce qui le concerne, que les échanges commerciaux entre leurs pays et l’Algérie doivent être renforcés dans le cadre de l’accord d’association signé entre l’Algérie et l’UE.

Accord qui attend toujours d’être ratifié par tous les Etats membres de l’Union. Dans ce sens, M. Guerrato souligne que le nombre des pays ayant déjà ratifié l’accord est porté à sept pays, qui sont la France, l’Irlande, l’Allemagne, la Suède, la Belgique, le Royaume-Uni et, enfin, l’Autriche, en attendant, a-t-il expliqué, les autres pays, notamment les 10 nouveaux qui devront le ratifier après le 1er mai.

M. Guerrato indique, à cet effet, qu’à partir de l’année prochaine, l’accord d’association sera mis en application et les institutions commenceront à être installées. A la question relative au problème de Chypre, qui constitue le premier obstacle sur la route de l’élargissement de l’UE, le représentant de l’UE à Alger affirme que cela ne va pas freiner ou bloquer la procédure, mais «c’est un problème à résoudre».

S. B.

 

 
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