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El Watan, 16 mai 2004 L’ambassadeur de la Commission européenne en Algérie, Lucio Guerrato, a organisé hier une rencontre-débat avec la presse autour des questions que soulève l’élargissement de l’Union européenne à 25 membres et son impact sur l’avenir du partenariat euroméditerranéen, notamment avec l’Algérie. Il va sans doute que la dernière sortie médiatique du ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelaziz Belkhadem, sur le calendrier d’entrée en vigueur de l’accord d’association de l’UE avec l’Algérie, actuellement en cours de ratification par les Parlements nationaux et régionaux des pays membres, a suggéré des lectures diverses. La position algérienne officiellement exprimée par Belkhadem a pour le moins eu le mérite de lever toute équivoque sur le rythme qu’entend imprimer la partie algérienne à l’évolution de ce dossier. Car l’Algérie, maintenant on le sait, n’est pas pressée de ratifier cet accord. Et elle préfère même attendre de voir les résultats des accords similaires entre les Européens et les pays voisins comme le Maroc et la Tunisie pour juger de la pertinence des objectifs qui leur sont assignés. Apparemment pour l’Algérie, la signature de l’accord d’association, s’il est un moyen pour un partenariat qui se veut à la fois politique et économique, il n’en demeure pas moins que ce projet en cours ne peut constituer une fin en soi. Mais pour l’ambassadeur de la commission européenne en Algérie, il ne s’agit là que d’«un avis conjoncturel». La réponse contraste ainsi fortement avec la perception presque solennelle du ministre des Affaires étrangères sur le partenariat algéro-européen tel qu’il est défini et mené pour l’instant. Interrogé sur ce point précis, il affirmera : «Je suis intéressé à la limite, mais pas préoccupé.» Le conférencier estime que le processus de ratification de l’accord d’association devra intervenir vers la fin 2004 et début 2005. Pour lui, la ratification est en elle-même un signal donné aux entrepreneurs. Il est à noter par ailleurs que le dialogue économique entre l’UE et l’Algérie, qui devait avoir lieu au début de l’année, a été reporté, en raison de la tenue de l’élection présidentielle d’avril dernier, au mois de juin ou de juillet prochains. «La commission européenne a proposé aujourd’hui des mesures concrètes pour éviter que l’élargissement historique du 1er mai crée de nouvelles lignes de fracture entre l’UE et ses voisins. Après avoir défini l’année dernière les grands principes devant guider la “politique européenne de voisinage”, la commission vient d’adopter un document de stratégie présentant les moyens qui permettront d’étendre les avantages de l’élargissement paix, stabilité et prospérité aux voisins de l’Union élargie (...)». Ainsi, pour le commissaire chargé de l’élargissement et de la politique européenne de voisinage, Günter Verheugen, l’UE élargie propose de renforcer ses liens avec «ces pays partenaires par de nouvelles formes de coopération et d’assistance». En mars 2003, la commission a dégagé un nouveau cadre pour les relations avec ses voisins de l’Est et du Sud, et ce, dans la perspective dans ce qu’elle appelle «l’Europe élargie-voisinage». La commission propose de trouver une méthode pour réaliser les objectifs de la politique européenne de voisinage. Des plans d’action sont prévus sur une étape de trois à cinq ans à venir, et couvriront aussi bien le volet politique et de développement économique que le commerce et les affaires intérieures. Un nouvel instrument financier à l’appui de la PEV est inscrit au menu de la nouvelle approche européenne. «L’aide provenant des sources existantes, principalement les programmes Tacis et Meda, sera complétée à partir de 2007 par un nouvel instrument financier, l’instrument européen de voisinage, qui mettra l’accent sur la coopération transfrontalière le long de la frontière extérieure de l’UE élargie.» Par A. By.
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www.algeria-watch.org
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