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Coopération UE-pays méditerranéens dans le domaine des TIC Un programme pour identifier les besoins communs des deux partiespar Z.M, Le Jeune Indépendant, 27 novembre 2007 L’Union européenne vient de lancer le projet MED-IST afin de promouvoir son partenariat avec les pays du bassin méditerranéen dans le domaine des technologies de l’information et de la communication. D’un budget de 970 000 euros, ce projet initié et financé par la Commission européenne s’étale sur une période de 30 mois. «Il consiste notamment à analyser et à comprendre le cadre général de la recherche et de l’économie dans les pays ciblés et à identifier les domaines d’intérêts communs avec l’Union européenne», a expliqué M. Raphael Koumeri, coordinateur du projet MED-IST. Lors de sa présentation du processus du projet à l’ISGP, M. Koumeri a expliqué que «cette stratégie permettra de définir les besoins et les priorités de recherche dans la région, de mettre en place un agenda de recherche et de présenter à la Commission européenne des propositions concrètes». Ce qui permettra, selon lui, de construire une coopération scientifique concrète avec les pays de la Méditerranée. Les autres objectifs de MED-IST consistent à identifier les organismes de recherche, les informer et les former aux procédures et aux événements destinés à promouvoir la coopération dans le domaine des TIC entre leur pays et l’UE. Le professeur Châabani, de l’institut de l’information et de la communication, s’est interrogé sur la faisabilité et l’applicabilité de ce programme au niveau des pays du Maghreb et même de ceux de la région MENA, d’autant qu’il s’agit de programmes appliqués en Europe dans un autre contexte et que la Commission européenne veut étendre à d’autres pays. Sur ce point, M. Koumeri a répondu que la stratégie de ce programme consiste, justement, à identifier les points et les objectifs compatibles qui permettent aux pays de la région d’établir un véritable partenariat avec l’UE tout en précisant que celle-ci tiendra compte de leurs priorités et de leurs besoins. Le professeur Taibi, de l’Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche et du développement technologique (ANVESDET), a noté pour sa part que l’Algérie est le pays qui bénéficie le mois de l’assistance technique et financière de la part des institutions internationales. «Contrairement à la Tunisie et au Maroc, qui ont toujours bénéficié des aides de l’UE et de la Banque mondiale pour le financement de leurs programmes de recherche, l’Algérie est privée de cette aide bien qu’elle dispose de 5 400 projets de recherche», a-t-il déploré. La raison est évidente pour Mme Youcef-Toumi de l’USTHB, qui affirme que «nos voisins marocains et tunisiens ont été plus offensifs sur la scène économique en présentant des projets bien définis qui contribuent au développement socioéconomique de leur pays et de la région. Mieux encore, elle a cité l’exemple édifiant de la Jordanie qui est devenue parmi les meilleurs pays dans le domaine des services en bénéficiant de l’assistance européenne. «Pour arracher l’aide et l’assistance technique des institutions internationales et régionales, Il faut se constituer comme force de proposition», a-t-elle souligné. Ajoutant que les projets devraient contribuer au développement durable sur le plan local, régional, continental et international. «Pour ce faire, il faut créer des synergies entre les différents acteurs du développement économique et social que sont les opérateurs économiques, les PME, les collectivités territoriales et les services publics locaux», a-t-elle conclu. Z. M. |
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