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Création de camps de transit pour les candidats à l'émigration L'Algérie dit non Par F. Boumediène Liberté, 25 novembre 2004 Abdelaziz Belkhadem a plaidé pour "une meilleure coordination et une meilleure circulation de l'information" dans le cadre de la coopération sécuritaire. L'Algérie, par la voix de son ministre des affaires étrangères, a confirmé, hier, son refus de voir installer des camps de transit pour les candidats à l'émigration vers l'Europe. Dans une conférence de presse, tenue au terme de la réunion, à Oran, des chefs de la diplomatie du groupe euro-méditerranéen des "5+5", Abdelaziz Belkhadem a contesté la démarche policière préconisée par l'Europe. Selon lui, il est nécessaire de respecter "la dignité" des migrants. Sa déclaration intervient au moment où les membres de l'Union européenne, notamment ceux de l'espace Schengen s'apprêtent à adopter une législation draconienne en matière de délivrance des visas. L'idée de la création d'un guichet unique, une sorte de Sangatte à l'échelle du Vieux continent, est largement défendue par Paris et ses alliés. Ils comptaient bien la faire adopter à leurs partenaires du Maghreb à la faveur de la rencontre d'Oran. Pourtant, c'est sur une toute autre question, autrement plus déterminante pour l'avenir de l'espace méditerranéen qu'ils sont attendus. La lutte antiterroriste, puisque c'est d'elle qu'il s'agit, requiert, selon notre ministre des Affaires étrangères, "une meilleure coordination et une meilleure circulation de l'information". Pour autant, elle ne doit pas, à son avis, nourrir des intentions belliqueuses, comme en témoigne l'intervention militaire américaine en Irak. De son côté, le chef de la diplomatie française a axé son intervention devant ses homologues sur la nécessité pour les pays du Maghreb de relancer leur union ainsi que la mise en place d'un marché commun, en vue d'une meilleure intégration en Europe. Dans cette perspective, les "5+5" ont prévu d'organiser un forum de l'investissement au cours du second semestre 2005 à Tunis. De même, les partenaires des deux rives ont plaidé pour la résurrection de l'esprit de Barcelone, processus entamé en 1995 pour la mise en place d'un espace euro-méditerranéen. Des rencontres prévues au mois de décembre, à Paris, autour de questions de défense notamment, répondent à cet objectif. Il reste à confirmer toutes ces intentions. La condition essentielle réside dans l'instauration d'une véritable entente entre tous les états de la région. Or, outre le conflit israélo-palestinien, le contentieux algéro-marocain, autour de l'affaire du Sahara occidental, risquent, encore une fois, de freiner le processus de Barcelone. à la question de savoir pourquoi son homologue marocain était absent à la réunion, M. Belkhadem s'est élevé contre une quelconque volonté d'exclusion du "voisin et frère" alaouite.
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www.algeria-watch.org
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