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Benbitour à propos de l’accord d’association Algérie-UE
«En 2005, nous avons signé sans négocier»
El Watan, 21 juin 2011
L’accord d’association Algérie-Union européenne aurait dû être mieux négocié et la zone de libre-échange mieux préparée», a affirmé, hier, l’ancien chef de gouvernement, Ahmed Benbitour.
Ce dernier qui animait une conférence dans le cadre du forum Algéria Invest, un nouveau site d’informations économiques en ligne, a fait remarquer que «l’Algérie est le seul pays qui renégocie un accord déjà signé». «Nous aurions dû mieux négocier dès le départ, au lieu de signer sans véritable négociation, comme on l’a fait contre toute attente à Valence, en Espagne, en 2005», affirme Benbitour.
Pour l’ancien chef de gouvernement, le délai de douze ans (2005-2017) a été arrêté dès la signature de l’accord et aurait dû être mis à profit dès que le compte à rebours a été enclenché, pour la mise à niveau de l’économie. «Nous aurions dû créer, par exemple, un partenariat avec des entreprises étrangères pour installer en Algérie des produits répondant aux normes européennes», déclare M. Benbitour qui estime que c’est justement à cause des différentes normes spécifiques au marché européen que l’Union européenne risque de rejeter nos produits.
«Les Européens sont à l’aise, ils nous disent qu’il n’y a aucun problème», souligne
M. Benbitour qui relève pourtant la nécessaire mise à niveau de l’appareil de production pour faire face aux obligations de l’accord et ses répercussions négatives sur notre pays.
Pour l’ancien chef de gouvernement, les négociations pour l’accord d’association avec l’UE, comme pour l’accession à l’OMC devaient se faire en passant en revue les avantages et les inconvénients des accords et en se fixant des objectifs économiques précis. Et d’ajouter : «Il aurait été indispensable de mettre en place, à l’image de la démarche de la Chine par exemple, des instruments réglementaires et des outils pratiques pour tirer profit des relations économiques et commerciales imposées actuellement par la mondialisation.»
Zhor Hadjam
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Politique européenne |