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MISSION DE L'EXÉCUTIF EUROPÉEN A ALGER

Qui se souvient de Barcelone ?

De notre bureau de Bruxelles, Aziouz Mokhtari, Le Soir d'Algérie, 15 février 2005

Le voyage qu’entreprennent, à partir d’aujourd’hui, M. Leonelleo Gabrici, responsable de “Desk Maghreb”, et Mme Axelle Nicaise, coordinatrice de “l’Unité Algérie” au sein de la Commission européenne devrait, a-t-on appris, “lever les malentendus”.
Au siège de l’Institut national de stratégie globale (INESG), L. Gabrici animera une conférence pour expliquer la nouvelle démarche appelée politique européenne de voisinage (PEV). Axelle Nicaise s’occupera, pour ce qui la concerne, de préparer, dans les meilleures conditions possibles, la visite de la commissaire Benita-Ferrero Waldner à Alger au printemps prochain. Ce frémissement européen s’inscrit dans la perspective de la ratification prochaine par le Parlement algérien de l’accord d’association, déjà paraphé et signé à Bruxelles et à Valence en Espagne, par les deux parties. A ce niveau, relevons que l’exigence algérienne de voir au moins la moitié des pays de l’Union ratifier l’accord avant qu’Alger ne s’engage, mal perçue au départ par l’UE, est, aujourd’hui, mise aux oubliettes. Tout d’abord parce que les Quinze, devenus quelques mois après les Vingt-Cinq, trouvent, présentement la doléance algérienne, non pas tout à fait justifiée, certes, mais acceptable et fondée, au moins dans la forme. Si tant est qu’actuellement seule la Chambre basse des Pays-Bas n’a pas encore approuvé le traité conclu avec l’Algérie et cela ne devrait pas, selon nos sources, tarder à se réaliser. Relevons que par rapport à notre pays, les 10 nouveaux entrants dans l’Union ont été dispensés d’approuver ou pas l’accord. Parmi les “malentendus” que les deux émissaires européens aurait à lever avec leurs interlocuteurs algériens, figure, en bonne place, le dialogue politique. A cet égard, les Européens sont conscients que malgré la signature de l’accord d’association, les hauts responsables de l’Union sont restés circonspects et trop preudents par rapport à Alger. Selon des indiscrétions sans aucun doute distillées par la Commission ellemême, la visite, au printemps prochain, de Mme Benito Ferrero Waldner sera une occasion privilégiée que saisira l’Europe pour poser des “actes forts” et “donner des signaux positifs et clairs” en direction de l’Algérie. 2005, érigée par les Vingt-Cinq année du processus de Barcelonne, sera-t-elle celle d’une relation plus intense avec Alger ? Pour notre pays comme pour tous les autres, les “pauvres Sudistes”, notamment ceux du Maghreb, cette attitude positive de Bruxelles passera, tout d’abord, par une clarification, sans tricheries, de la PEV (nouvelle poltique de voisinage) qu’a initiée l’Europe. La PEV sera-t-elle le prolongement du processus de Barcelonne ou, au contraire, a-t-elle été inventée, comme le pensent certains, pour enterrer définitivement le projet plein d’espoir que la capitale catalane avait permis en 1975 ? Leonelleo Gabrici et Axelle Nicaise en diront un peu plus, sans doute, à Alger...
A. M.

 
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