Selon le directeur du département Europe au ministère des Affaires étrangères

L’accord d’association Algérie – Union européenne en vigueur avant fin 2004


Par Mahmoud Mamart, La Tribune, 10 octobre 2004

L’entrée en vigueur de l’accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne (UE), signé à Valence en 2002, devrait intervenir avant la fin de l’année en cours, à en croire l’APS qui reprend les déclarations du directeur général du département Europe au ministère des Affaires étrangères, Mohamed Hannache. Intervenant lors des travaux du séminaire organisé par l’Union internationale des avocats (UIA) sur le thème «les relations entre l’UE et l’Algérie», M. Hannache, selon la même source, qui a rappelé les différentes étapes ayant marqué les négociations engagées entre l’Algérie et l’UE depuis le lancement du processus de Barcelone en 1995 jusqu’à la signature de cet accord, a précisé que «sur les quinze pays de l’UE, seuls trois n’ont pas encore ratifié l’accord par leurs Parlements respectifs». Cette déclaration, venant pour la première fois des autorités algériennes, corrobore les déclarations faites au mois de juillet dernier par l’ambassadeur de la Commission européenne en Algérie Lucio Guerrato. Le diplomate, qui a exposé, lors des travaux du séminaire, les grandes lignes de la Constitution européenne et les différentes institutions de l’Union, avait indiqué, pour rappel, que «l’accord sera très probablement ratifié avant la fin de l’année», soit lorsqu’il sera ratifié par toutes les parties signataires, à savoir les Parlements européens des Quinze et le Parlement algérien. Les dix nouveaux membres de l’UE, portée à 25 depuis le 1er mai dernier, ne sont pas concernés par cette formalité, car l’accord a été paraphé puis signé en leur absence. M. Guerrato avait indiqué qu’une fois ratifié, l’accord d’association Algérie-UE «sera exécuté graduellement avec l’appui des 25 pays de l’UE et selon le rythme voulu par les dirigeants politiques algériens». Pour rappel, l’accord d’association entre l’Algérie et l’UE a été paraphé le 19 décembre 2001 et signé le 22 avril 2002 lors du sommet euro-méditerranéen de Valence, en Espagne. Il va se substituer à celui de coopération conclu en 1976. Il s’articule autour des grands volets que représentent le dialogue politique, le développement des échanges afin d’établir progressivement une zone de libre-échange après une période transitoire de douze ans en conformité avec les règles de l’OMC, le commerce des services, la coopération économique, sociale et culturelle, entre autres. Par ailleurs, et abordant les relations entre l’UE et l’Union du Maghreb arabe (UMA), le directeur général du département Europe au ministère des Affaires étrangères a fait remarquer qu’elles sont notamment marquées par la politique de «bon voisinage» adoptée par différents pays des deux rives de la Méditerranée. De son côté, l’ambassadeur du Maroc en Algérie, abordant le même thème, a expliqué que les changements politiques et idéologiques enregistrés dans les pays du Maghreb plaident pour un «partenariat fort» entre les deux regroupements régionaux, indique l’APS. «Les liens qui unissent nos économies [80% des échanges des pays de l’UMA se font avec l’Europe] et la présence d’une forte communauté nord-africaine en Europe font que ce défi nécessite un élan de la société civile», a-t-il dit, en ajoutant que «l’UMA a un rôle à jouer pour accompagner cette communauté d’intérêt et d’avenir que nous voulons construire ensemble». Enfin, le président du bâtonnat algérien, Abdelmadjid Sellini, a rappelé les «avancées» de la législation algérienne qui sont, a-t-il indiqué, «propres à dynamiser l’investissement étranger en Algérie», selon la même source.

M. M.

 

 
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