La zone de libre-échange repoussée à 2020

5e round des négociations Algérie-UE aujourd’hui

El Watan, 15 juin 2011

La création de la zone de libre-échange avec l’UE est désormais repoussée à 2020 au lieu de 2017.

L’Algérie et l’Union européenne (UE) sont parvenues à un accord sur le report du démantèlement tarifaire dont les détails seront discutés au cours du 5e round des négociations qui se dérouleront aujourd’hui et demain à Bruxelles. L’UE accède ainsi à la demande de l’Algérie qui mise sur le report des différentes échéances prévues pour le démantèlement tarifaire aux fins de mieux préparer l’entrée en vigueur définitive de la zone de libre-échange, rééquilibrer entre temps les échanges commerciaux et préparer au mieux les entreprises algériennes à la concurrence.

«Le report du démantèlement tarifaire demandé par la partie algérienne est acquis, il reste seulement à finaliser le volet industriel les 15 et 16 juin à Bruxelles», a indiqué, hier à l’APS, une source proche du dossier au ministère des Affaires étrangères. Le 4e round s’est tenu les 30 et 31 mai dernier à Alger. «Il s’agit de continuer sur les avancées réalisées à Alger. Les deux parties vont travailler pour essayer de finaliser l’accord global pour le 21 juin à Bruxelles», date de la tenue du Conseil d’association algéro-européen, a indiqué la même source. Fin 2010, l’Algérie avait demandé de décaler de trois années le calendrier de démantèlement tarifaire des produits importés de la Communauté.

Selon le ministre du Commerce, l’Algérie a proposé de décaler les dates butoirs du démantèlement progressif et final, initialement prévues en 2012, 2015 et 2017 respectivement, à 2015, 2017 et 2020. M. Benbada avait, en outre, indiqué que «les discussions avec l’UE portent aussi sur l’introduction d’une liste négative de 1740 produits industriels destinés dans leur majorité à la consommation finale et de 36 produits agricoles et agro-industriels. Il est à noter que l’Accord d’association accorde aux deux parties la possibilité de geler de trois années l’application de ce démantèlement si les échanges commerciaux sont déséquilibrés et profitent seulement à une seule partie. Alger et Bruxelles sont parvenus à aplanir les différends sur le volet agricole, mais certains
aspects concernant le volet industriel «restent à clarifier» lors de ce cinquième round.
Zhor Hadjam


Sidi Saïd s’en prend à l’UE et à son ambassadrice en Algérie

El Watan, 15 juin 2011

Le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs (UGTA), Abdelmadjid Sidi Saïd, s’en prend à l’Union européenne (UE).

N’ayant pas apprécié l’intervention de l’ambassadrice de l’UE en Algérie, Laura Baeza, à l’ouverture, hier à Alger, des travaux des premiers états généraux de la société civile, le patron de l’UGTA a quitté la salle de conférences du Palais des nations. Et dans une déclaration à la presse, il s’attaque à la représentante de l’Union européenne : «Je ne partage pas ce qu’a dit l’Union européenne, parce que le CNES existe depuis les années 1990, donc ce n’est pas à l’initiative de l’Union européenne que nous faisons cette action. C’est une initiative algérienne. De ce fait, les donneurs de leçons doivent se taire. C’est une question algéro-algérienne.»

M. Sidi Saïd aurait peut-être mal interprété les propos de Laura Baeza qui a pourtant salué les réformes annoncées par le président Bouteflika : «Nous sommes convaincus que les réformes annoncées (par le président Bouteflika) vont dans le sens d’une juste réponse aux aspirations de la société algérienne», a-t-elle affirmé. La diplomate européenne qualifie également ces assises «d’extrêmement importantes» dès lors qu’il s’agit pour les autorités publiques algériennes «d’écouter tout le monde» dans le sillage des réformes engagées. «Nous pensons que c’est la meilleure manière d’entreprendre ces changements», a-t-elle souligné.

Madjid Makedhi


 
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Politique européenne  
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