|
|||||
|
SECURITE EN MEDITERRANEE Les 5+5 organisent leur coopération militaireLe Quotidien d'Oran, 21 novembre 2005 Peu d’informations ont filtré sur la réunion du Comité directeur de l’Initiative des ministres de la Défense des pays membres du groupe des 5+5 qui s’est ouverte depuis samedi à Alger. Deuxième du genre, la rencontre a lieu sous la présidence algérienne. La réunion qui a regroupé les représentants au sein du Comité directeur des ministres de la Défense d’Algérie, de France, d’Italie, de Libye, de Malte, de Mauritanie, du Maroc, du Portugal, d’Espagne et de Tunisie, devait se pencher sur l’examen sur le règlement intérieur du Comité proposé par le Portugal. L’Initiative a vu le jour pour des objectifs de développement de la coopération multilatérale visant à promouvoir la sécurité en Méditerranée occidentale ainsi que le renforcement de la coopération Nord/Sud. La première réunion de ce Comité s’est déroulée en mars dernier en Algérie. Les dix pays sont mus, souligne-t-on, par une perception commune des enjeux de sécurité et de protection des populations dans la région méditerranéenne. Le contexte international marqué par la lutte contre le terrorisme international et la criminalité organisée rend urgente cette coopération, ajoute-t-on. C’est pourquoi, la mise en place des passerelles de partenariat devient, de fait, cruciale pour se prémunir contre le danger des nouvelles menaces. Cette rencontre constitue, par conséquent, le prolongement naturel de la dimension politique du dialogue développé depuis quelque temps entre les pays des deux rives de la Méditerranée. En matière de sécurité, ces pays ont considéré que la paix et la stabilité en Méditerranée occidentale sont de nature à les rapprocher et que le développement prospère des pays du sud méditerranéen est un élément essentiel de nature à asseoir sur un socle solide la sécurité dans la région. De sources proches de la réunion du Comité, on rappelle que les ministres algérien, français, italien, libyen, maltais, marocain, mauritanien, portugais, espagnol et tunisien de la Défense ont convenu à la fin de l’année dernière, lors d’une réunion à Paris, de promouvoir une coopération multilatérale sur les questions de sécurité dans cette région, fondée sur un plan articulé autour d’actions concrètes. Une déclaration d’intention et un programme pour l’année 2004/2005 avaient été alors signés par les participants. Il est précisé que les engagements signés donnent la priorité à la surveillance maritime, à la contribution possible des forces militaires à la protection civile et à la sécurité aérienne. Dans un premier temps, des séminaires sur les trois thèmes d’intérêts identifiés en commun devraient être organisés avant d’approfondir, sur le terrain, des actions de coopération. La coopération concrète devait consister à piloter des projets et des programmes en matière d’activités de surveillance maritime. Il s’agit aussi d’échanger des spécialistes embarqués sur les unités participant aux opérations de surveillance maritime, de mener des exercices d’intérêt commun (lutte contre la pollution, recherche et sauvetage en mer...) et d’envisager à court/moyen terme la contribution des forces armées au contrôle des frontières (frontières maritimes et terrestres). L’objectif est de passer en revue l’organisation et les moyens de chaque nation dans le but d’établir un réseau efficace d’acteurs clés, partager les retours d’expérience dans le but d’améliorer les organisations et d’augmenter les efforts de coopération, définir les procédures de contribution, de coordination des efforts, les protocoles à établir, les demandes, dans le but de raccourcir les délais d’intervention dans la zone sinistrée. La réunion de deux jours qui a été clôturée a servi à faire le point sur cet ambitieux programme de coopération, à côté de l’élaboration du règlement intérieur du Comité pour mieux fluidifier ses travaux et définir les rapports organiques de l’ensemble. Omar Sadki |
|||||
|
www.algeria-watch.org
|
|||||