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Le président palestinien en visite en Alger
Mahmoud Abbas sollicite l’Algérie
Samar Smati, Liberté, 27 juillet 2006
Abou Mazen a été reçu par les plus hautes autorités de l’État pour une série de consultations sur la situation au Moyen-Orient.
Abou Mazen est en visite officielle à Alger pour 24 heures. Il a été reçu par les plus hautes autorités de l’État pour une série de consultations sur la situation au Moyen-Orient.
La visite de Mahmoud Abbas et les entretiens qu’il a eus avec les plus hautes autorités de l’État relèvent, pour Ahmed Abdel Razzaq El-Salaman, ambassadeur de Palestine à Alger, de “l’importance qu’accorde la direction palestinienne à l’Algérie et à son rôle pour trouver un règlement juste au Moyen-Orient”. Le président de l’Autorité palestinienne avait quitté, selon Wafa, l’agence de presse officielle de Palestine, Ramallah, hier, via Amman (Jordanie). Reçu à son arrivée en fin d’après-midi, par Abdelaziz Belkhadem, Abou Mazen doit quitter Alger aujourd’hui.
Le président de l’Autorité palestinienne a eu une série d’entretiens et de consultations avec le Chef du gouvernement et le ministre des Affaires étrangères.
Les discussions ont porté sur la situation qui prévaut au Moyen-Orient notamment les derniers développements au Liban et en Palestine. “Mahmoud Abbas vient à Alger pour des consultations avec le président Bouteflika sur les discussions qu’a eues l’Autorité palestinienne avec les délégations internationales qui se sont rendues à Gaza et en Cisjordanie”, a déclaré, hier, Ahmed Abdel Razzaq El-Salaman, ambassadeur de Palestine à Alger Depuis l’embrasement de la situation à Gaza avec le lancement, le 28 juin dernier, d’une offensive meurtrière israélienne dans les territoires occupés et l’agression israélienne au Liban, la région a connu un ballet diplomatique incessant.
Mahmoud Abbas a reçu entre autres Condoleezza Rice, secrétaire d’État américaine, Javier Solana, le haut représentant de l'Union européenne pour la politique extérieure, la délégation des Nations unies, Philippe Doust-Blazy, Frank-Walter Steinmeier et Kim Howells, respectivement les chefs de la diplomatie française, allemande et britannique.
L’agence de presse officielle de Palestine Wafa indiquait hier que le président Abbas rencontrerait Abdelaziz Bouteflika pour discuter “des derniers développements dans les territoires palestiniens à la lumière de l'agression continuelle israélienne contre le peuple palestinien, ainsi que les efforts politiques pour trouver une solution à la crise actuelle”.
Cette visite entre, ajoute Wafa, dans le cadre de la coordination et de la consultation continuelles entre les deux leaderships. Le président de l'Autorité palestinienne, qui craint “un embrasement de la situation si la communauté internationale n'intervient pas de façon efficace” pour résoudre la crise en Palestine et au Liban, a appelé à un “cessez-le-feu immédiat” en Palestine et au Liban. Cette visite du président de l’Autorité palestinienne est, selon Ahmed Abdel Razzaq El-Salaman, “la première étape” d’un périple qui conduira Mahmoud Abbas en Égypte, en Arabie Saoudite et en Jordanie. Elle intervient quelques jours après celle effectuée par Saâd Rafic Hariri, chef de la majorité parlementaire libanaise en Algérie.
Ce dernier avait appelé, dimanche dernier, à partir d’Alger, les pays arabes à adopter une position unifiée pour soutenir l'État libanais dans sa guerre contre Israël. Saâd Hariri avait demandé au président Abdelaziz Bouteflika de mettre à profit “toutes ses relations” pour parvenir à l'instauration d'un “cessez-le-feu immédiat” dans la région et au “recouvrement” par l'État libanais de l'ensemble de son territoire.
Samar Smati
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