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Un écueil dans les relations algéro-françaises La dette, ce grand malaise La question de la dette constitue un malaise permanent dans les relations algéro-françaises. La gymnastique déployée par le président Bouteflika, depuis son arrivée au pouvoir, pour amener la France à accepter un moratoire sur ses créances n’ont pas abouti. D’autant que la tentative de Bouteflika, lors de sa visite d’Etat à Paris en juillet 2000, de convaincre Paris à reconvertir une partie de la dette extérieure algérienne, s’est soldée par une maigre consolation. La France, premier créancier de l’Algérie, avec un montant de créances de quelque 3,5 milliards d’euros, avait accepté de convertir en investissements seulement 61 millions d’euros. Un geste loin d’être satisfaisant pour la partie algérienne et ne concourait pas à l’apaisement des relations entre les deux capitales alors que les opérateurs français rechignaient à venir investir en Algérie en dépit des sollicitations, presque suppliantes, des autorités algériennes. Une attitude qui contraste avec les assurances, maintes fois ressassées, par les officiels des deux pays à chaque rencontre bilatérale quant à la relance effective du partenariat algéro-français. D’ailleurs, beaucoup de responsables algériens se plaignaient que la France ne fasse pas grand-chose pour aider l’Algérie à développer son économie comme elle le fait avec la Tunisie et le Maroc, un constat d’autant exacerbé par les «mauvaises notes» adjugées par la COFACE (organisme d’assurance-crédit français) qui catalogue l’Algérie comme un pays à «risque majeur». Moins regardante sur les dépenses lorsqu’il s’agit d’investissement dans les champs pétroliers, la France n’a pas encouragé ses entreprises à s’engager dans un investissement majeur dans les secteurs hors hydrocarbures. La France se plaît à confiner ses relations économiques avec l’Algérie dans les échanges commerciaux. Beaucoup d’Algériens, notamment de la vieille génération, qui reprochent à la France d’avoir bâti sa puissance économique sur le dos des peuples qu’elle a colonisés (l’Algérie le plus longtemps) et qu’elle a laissés économiquement dévastés, espèrent, cette fois, que la visite de Chirac, serve de véritable mise sur pied d’une coopération qui ne mise pas simplement sur la partie utile de l’Algérie (le sud du pays). L’Algérie, l’un des rares pays à avoir réduit sensiblement le volume de sa dette, passant de 34 milliards de dollars en 1990 à moins de 22 milliards en 2002, sait que seule la relance économique, axée sur des investissements viables, favorise une croissance et une relance de l’emploi et, par ricochet, un désendettement. Le fardeau de la dette avait mis en péril, il y a quelques années, la souveraineté de l’Algérie et accordait tous les droits à des pays comme la France de s’ingérer dans les affaires internes algériennes. A.-C. M.
(21 millions de dollars).
Pour les exportations du mois de janvier, l’Italie est le premier
client de l’Algérie avec un montant de 362 millions de dollars,
suivie par la France avec 209 millions de dollars, l’Espagne avec
180 millions de dollars et les Etats-Unis avec 148 millions de dollars.
La Hollande a acheté de l’Algérie pour un montant
de 75 millions de dollars, suivie par l’Allemagne avec 61 millions
de dollars, la Turquie 60 millions de dollars, le Canada (56 millions
de dollars), le Brésil (54 millions de dollars), la Belgique (37
millions de dollars), le Japon (25 millions de dollars) et l’Indonésie
(22 millions de dollars). A. A. I.
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www.algeria-watch.org
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