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COOPERATION ALGÉRO-FRANÇAISE 70 % des échanges assurés par des PME El Watan, 2 mars 2003 Presque les deux tiers des échanges économiques et commerciaux de la France avec l’Algérie, 70 % exactement, sont assurés par de petites et moyennes entreprises. Quelque 3400 entreprises françaises réalisent 50 % de leur chiffre d’affaires avec l’Algérie. Ce sont-là
quelques données révélées par le président
de la Chambre française du commerce et d’industrie en Algérie
(CFCIA), Michel de Caffarelli, qui a fait le point, hier au forum d’El
Moudjahid, sur la coopération économique et commerciale
entre les deux pays. La baisse de 1,67 % en 2002 des exportations françaises
vers l’Algérie n’a pas empêché M. de Caffarelli
de qualifier les échanges franco-algériens de «très
positifs». Parce que ces exportations ont connu, de 1998 à
2001, les biens d’équipements… une hausse de 60 %.
Ensuite des croissances positives sont enregistrées dans nombre
de secteurs comme l’automobile 15 %, le secteur pharmaceutique 31
%, contrairement à l’agroalimentaire qui a connu une récession.
En 2002, la France a couvert 23,82 % des importations algériennes.
Elle est le deuxième client de l’Algérie en y important
des produits non pétroliers pour une valeur de 184 millions de
dollars, soit 37 %. M. de Caffarelli a indiqué que Total Elf est
le premier investisseur dans le secteur pétrolier. Gaz de France
est partie prenante à raison de 25 % dans un projet de développement
d’un champ gazier. Projet qui absorbera un investissement de 2 milliards
de dollars sur 5 ans et qui sera réalisé en partenariat
avec la société malaisienne Petronas (45 %) et Sonatrach
(35 %). Quelque 180 entreprises françaises, dont 80 % de PME, se
sont installées en Algérie ces deux dernières années.
Pas moins de 6000 emplois directs ont été créés
par 60 filiales exerçant dans des secteurs comme la pharmacie,
le détergent, l’automobile, les banques, l’agroalimentaire,
la santé... La société française Henkel compte
investir quelques 18 millions de dollars et remettre à niveau 3
unités de fabrication de détergents. Les trois sociétés
françaises (Peugeot, Renault, Citroën) y détiennent
70 % des parts de marché de voitures neuves. De Caffarelli semble
avoir une bonne opinion sur les produits algériens, agricoles notamment,
qu’il a jugé de «tout à fait exportables»
et que les blocages «se situent ici». Il a affirmé
que le climat des affaires en Algérie est marqué par bon
nombre de difficultés. Citant l’absence de rémunération
des services, la bureaucratie, l’absence de statistiques économiques,
il dira : «On a horreur du flou dans les affaires.» Selon
lui, il y a lieu de se poser des questions sur la faible présence
des entreprises étrangères alors qu’il y a un marché
et de l’argent. Autrement dit, la balle est dans le camp des Algériens.
Rappelons que selon des chiffres donnés par l’ANDI le cumul
des investissements français en Par Arab Chih |
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www.algeria-watch.org
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