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Surveillance de l’élection présidentielle du 9 avril
Mohamed Teguia installé aujourd’hui
Le Jeune Indépendant, 7 mars 2009
Le président Bouteflika devrait, sauf surprise, procéder, aujourd’hui dans la matinée, à l’installation officielle de Mohamed Teguia à la présidence de la Commission politique nationale de surveillance de l’élection présidentielle (CPNSEP).
Le président de cette commission sera secondé dans sa tâche par des représentants dûment mandatés par les 6 candidats à la présidentielle du 9 avril.
Le mouvement Ahd 54 a nommé son représentant en la personne de M. Seddiki.
Le siège de l’ex-CPVA qui a été utilisé lors des précédentes élections abritera cette fois-ci encore le siège de cette commission de surveillance.
Le nouveau président de cette commission de surveillance, nommé par le président Bouteflika il y a dix jours, n’a pas perdu de temps puisqu’il a entamé tambour battant son travail préliminaire au niveau du gouvernement où il a été provisoirement installé.
Ainsi, on a appris d’une source autorisée que Mohamed Teguia a pris le soin d’appeler au téléphone l’ancien président de cette commission, Saïd Bouchaïr, à qui il a demandé des «conseils», comme il a continué son travail de coordination avec les 6 magistrats de la Cour suprême affectés à cette commission pour préparer les documents officiels, notamment ceux destinés aux bureaux de vote, tels que les procès-verbaux, les listes électorales et les bulletins de vote.
Cette commission a pour mission de surveiller le processus électoral dans toutes ses phases. Elle a été destinataire d’une directive présidentielle à l’effet de saisir les organisations internationales et régionales dont l’Algérie est membre, à savoir l’Organisation des Nations unies, l’Organisation de la conférence islamique, la Ligue des Etats arabes et l’Union africaine, pour déléguer des observateurs chargés de suivre le déroulement du prochain scrutin. La CPNSEP sera donc habilitée à régler les problèmes qui peuvent surgir à tout moment lors de la campagne électorale. Ainsi, et en cas de dépassements ou de mauvaise programmation de salles ou de stades réservés aux meetings électoraux ou de blocages de la part de l’administration, les candidats auront la possibilité de recours, sauf celui de se plier à l’arbitrage du ministère de l’Intérieur à travers ses quatre commissions administratives installées récemment par le Premier ministre. Les problèmes et les dépassements enregistrés lors de la campagne électorale seront résolus par la commission politique qui aura l’entière autorité et les prérogatives pour régler les dépassements avérés. Elle est également chargée de traiter avec les représentants de l’Etat, walis, chefs de daïra pour trouver toute solution à un problème survenu, de même qu’elle assurera un suivi rigoureux de tout le processus administratif depuis le début de la campagne électorale jusqu’au jour du scrutin.
Comme elle interviendra lorsqu’un parti enregistre un retard lors de son passage à la télévision ou à la radio pour le reprogrammer le lendemain et à la même heure.
A cela il faudrait ajouter sa présence permanente et son efficacité sur le terrain lors du scrutin pour intervenir en cas de tentative de fraude et, enfin, pour recevoir les recours introduits par les formations politiques.
La commission politique est le réceptacle tout désigné pour centraliser l’ensemble des recours formulés par les candidats à la présidentielle.
Mahmoud Tadjer
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Présidentielles 2009
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