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Karim Tabbou à propos de l’élection présidentielle
Le FFS n’est pas partant
Le Jeune Indépendant, 26 janvier 2009
A l’approche du prochain scrutin présidentiel, Tabbou multiplie les sorties publiques et réitère, à chaque fois, les positions traditionnelles de son parti. Tantôt explicite, tantôt allusif, le premier secrétaire du FFS explique pourquoi il ne se joint ni à ceux qui participent au rendez-vous d’avril ni à ceux qui le boycottent.
«Nous n’espérons rien de l’élection présidentielle prochaine ni même des observateurs internationaux réclamés par certains, ceux-ci ont été incapables de… faire cesser le massacre d’enfant, dans la bande de Gaza, en Palestine», a déclaré vendredi dernier le premier secrétaire national du FFS, Karim Tabbou. Intervenant à Tinebdar, dans la wilaya de Béjaïa, lors d’une rencontre publique tenue à la maison de Jeunes, Tabbou a considéré que ces organisations internationales «ne sont pas crédibles».
Ainsi, le Front des forces socialistes sera absent pour la deuxième fois consécutive aux élections présidentielles.
S’exprimant toujours sur la prochaine élection présidentielle, Karim Tabbou dira que «le FFS n’a pas attendu la réponse du chef de l’Etat pour décider de ne pas y participer», une manière de souligner l’autonomie du parti. Pour lui, «la démocratie, c’est de respecter le peuple, or cela n’existe pas chez nous». Il y a «un processus mis en branle tendant à anéantir la mouvance démocratique», ajoutera-t-il. Ainsi, le n° 2 du FFS a dit tout ce qu’il pensait de la prochaine présidentielle, qui n’intéresse pas le parti, à en croire ses propos. Et de se lancer, comme de coutume, dans une diatribe contre la classe politique dans sa majorité : «Le système n’a jamais eu de respect pour le peuple», a-t-il asséné. Puis, allusif, il dira : «Certains partis politiques ont accepté d’avoir des ministres et la politique a été réduite aux négociations et compromis d’intérêts». Les députés, eux aussi, n’ont pas été épargnés par l’orateur : «Le député touche 30 millions et son salaire dépasse celui du président d’APC», a fait remarquer le chef en second d’Aït Ahmed, estimant «qu’on ne peut pas parler de démocratie si l’on accepte cela». Pour Tabbou, «la politique est un contrat public et la population en est l’arbitre». Le reste de l’intervention et des débats ont été consacrés à la crise financière internationale, le fonctionnement des structures du parti, dont celle de la commune de Tinebdar, et tous les dysfonctionnements qui touchent aussi bien les APC que la section du parti.
Noureddine Bensalem
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Présidentielles 2009 |