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Les hommes du président candidat rivalisent de meetings La course à l’ombre de BouteflikaPar :Souhila Hammadi, Liberté, 24 mars 2009 Les leaders de l’Alliance présidentielle et les présidents du Parlement, qui prêchent la bonne parole pour le 3e mandat, semblent se confondre dans des efforts inutiles, tant le Président sortant ne manque pas un jour de campagne sans rappeler aux citoyens ses réalisations pendant les dix années qu’il a passées à la tête de l’État et sans promettre monts et merveilles s’il est conforté dans son fauteuil de premier magistrat du pays. Le discours distillé par Ahmed Ouyahia hier à la salle omnisports de Bou-Ismaïl (Tipasa) est expurgé de la verve et de la qualité qui ont fait la réputation du patron du RND. Devant un public nombreux, qui a été ramené pour la majorité à bord de minibus de transport scolaire ou loués auprès de particuliers des communes voisines et même plus lointaines, l’homme à la double casquette — secrétaire général du Rassemblement et Premier ministre — a parlé, pendant une heure, de différents thèmes de campagne porteurs (retour de la sécurité, lutte contre le chômage, résorption de la crise du logement, projets de développement…), sans s’appesantir outre mesure sur un sujet ou un autre. Il a commencé par affirmer que le pays a bel et bien renoué des liens solides avec la paix. “Mais n’oublions pas ce que nous avons vécu à cause du terrorisme”, a-t-il nuancé en rendant hommage aux services de sécurité et aux Patriotes. Dans le sillage, il n’a pas manqué de décerner au président de la République une médaille de mérite pour sa démarche inhérente à la réconciliation nationale, “grâce à laquelle le pays a pu retrouver la paix et la stabilité”. Le chef de l’État, candidat à sa propre succession pour la deuxième fois, est également félicité pour la réalisation de un million de logements, dont 900 000 unités sont déjà distribuées, selon le premier responsable du RND, le recul du taux de chômage et la mise de l’Algérie à l’abri des secousses de la crise financière mondiale par le biais “d’une politique éclairée dont la gestion réfléchie a permis au pays de disposer de réserves de change estimées à 140 milliards de dollars”. Ainsi, il aura dit ce qu’il fallait pour inciter les électeurs de Tipasa à voter massivement le 9 avril et de préférence pour le Président-candidat. Il a évidemment fustigé les partisans du boycott, qui ne proposent pas d’alternatives. “Il faut donner une leçon à ceux qui appellent au boycott en allant voter”, a-t-il recommandé. Il a lancé aussi quelques diatribes en direction de ceux qui disent que l’issue du scrutin est jouée d’avance. “On dit que Bouteflika djaïz djaïz, et il aura la victoire incha’Allah”, a-t-il admis comme pour rajouter de l’eau à leurs moulins. Il a quitté la salle aussitôt le temps imparti à son meeting — une heure — écoulé. Rendez-vous est pris, pour l’après-midi, pour un rassemblement à Bordj El-Kiffan (banlieue est d’Alger). Souhila H.
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