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L’organisation de la présidentielle coûtera plus de 6 milliards de dinars Un corps électoral de plus de 20 millions d’inscritsEl Watan, 18 mars 2009 L’organisation de l’élection présidentielle du 9 avril prochain coûtera plus de 6 milliards de dinars. « L’élection présidentielle de 2004 a coûté 6 milliards de dinars. Celle de 2009 coûtera plus de 6 milliards de dinars », a affirmé le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Yazid Zerhouni. Intervenant lors d’une conférence de presse animée, hier à Alger, l’orateur a communiqué la taille officielle du corps électoral après la dernière révision des listes électorales. Ainsi, le nombre d’électeurs inscrits sur les listes électorales s’élève à plus de 20 millions. « Le nouveau corps électoral est constitué de 20 623 608 électeurs. » Ce chiffre a été enregistré à la faveur de l’opération de mise à jour effectuée en octobre 2008 », a-t-il expliqué, en rappelant que le corps électoral de la présidentielle de 2004 était de 18 94 555 électeurs. Selon lui, près de 120 000 électeurs ont été radiés des listes électorales, après cette mise à jour, pour cause de décès. La révision des listes électorales a permis, indique-t-il, l’identification de 431 516 nouveaux électeurs et la correction. Comme le corps électoral, le nombre des bureaux de vote sera également revu à la hausse. De 39 624 en 2004, les autorités prévoient la mise en place de 47 150 bureaux de vote pour la prochaine présidentielle. Dans ce sens, le ministre précise que son département n’installera pas de bureaux spéciaux au niveau des universités. « Les membres des corps constitués, comme la gendarmerie, la police et la Protection civile ou les étudiants ont été inscrits dans les bureaux les plus proches de leurs lieux d’activité, après avoir été radiés des listes de leur commune d’origine », a-t-il souligné. Pour la campagne électorale, 3301 infrastructures ont été réquisitionnées pour accueillir les réunions publiques et les meetings. A une question concernant la non-utilisation des urnes transparentes, l’orateur précise que « c’est un choix financier ». « Une urne transparente coûtera en moyenne 1000 DA. Pour couvrir tous les bureaux de vote, il nous faut plus de 46 millions de dinars », a expliqué M. Zerhouni. Selon lui, la transparence de l’élection est garantie par la loi électorale. « La loi électorale permet aux représentants des candidats de vérifier le contenu des urnes avant le début de l’opération du vote et de suivre de très près le déroulement du scrutin », rappelle-t-il. Par Madjid Makedhi Les jeunes : indifférence et appréhensionsFace aux promesses faiter par les candidats à la présidentielle, l’homme de la rue paraît encore circonspect. Même si le président, candidat à sa propre succession, a multiplié les bonnes nouvelles ces derniers jours, les Algériens semblent considérer tout cela avec désinvolture. « En tant qu’étudiante, je suis ravie de pouvoir bénéficier d’une revalorisation de la bourse. Mais je n’irai pas voter pour autant », nous dit Ryma, étudiante en interprétariat, avec le sourire. Ayant accumulé les déceptions, certains disent ne plus croire en rien. « Dieu sait combien j’aimerai y croire, mais il n’y a qu’à voir autour de nous pour constater qu’il n’y a pas d’espoir. Il y a les harraga, les disparus, les kidnappings, les vols, les viols, trop de barrages, les harcèlements sexuels, la mendicité, les drogues, la prostitution, les corruptions autorisées, les trafics dans tous les secteurs économiques et la cherté de la vie », dit Mourad, lui aussi étudiant à la fac centrale d’Alger. Il poursuit : « Le peuple a peur du lendemain, les horizons paraissent sombres, ceux qui ne prennent pas en compte les soucis des Algériens auront de mauvaises surprises car le sentiment d’injustice engendrera la violence. » D’autres encore se disent déçus du fait que les mesures prises en leur faveur soient intervenues à quelques encablures du rendez-vous électoral. « Je n’ai rien contre Bouteflika, mais je pense qu’il n’aurait pas dû attendre la campagne électorale pour prendre ces décisions, cela sonne faux. On n’achète pas les Algériens de cette manière, d’autant qu’il s’agit de l’argent du peuple. C’est dommage », regrette Hamza, étudiant en médecine. D’aucuns comparent ces initiatives aux actions boursières qu’on achète pour en tirer ensuite profit. « On utilise toujours cette méthode d’actions-élections, que ce soit pour la main levée des députés par l’augmentation de leurs salaires, le silence éloquent de certains intellectuels et politiciens par des promotions à des postes à l’intérieur et à l’extérieur du pays, l’augmentation future du SNMG des travailleurs. Jusqu’où ira-t-on ? », s’interroge Moussa, ingénieur en informatique. Les plus optimistes considèrent qu’une revalorisation des salaires ne serait pas de refus dans n’importe quelle conjoncture. « J’espère seulement que cela ne se retournera pas contre nous. Cela a certainement un coût, j’ose espérer que ce ne sont pas les couches moyennes qui vont passer à la trappe », souligne une enseignante syndicaliste. Pour le reste, ils semblent peu enthousiastes vis-à-vis des élections. Par Amel B. Taille du corps électoral Zerhouni donne la « mesure »Le bon compte est enfin trouvé ! Et il a été annoncé à l’avant-veille du coup d’envoi de la campagne électorale. Le corps électoral « mesure » ainsi près des deux tiers de la population algérienne, estimée à 34,4 millions d’habitants en 2008. Plus exactement « 20 millions et 623 608 électeurs dont 941 455 immigrés sont inscrits sur les listes électorales », a indiqué hier Noureddine Yazid Zerhouni, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales. Avant la révision entamée le 15 janvier 2009 et terminée le 19 février de la même année, le corps électoral était, selon le ministre de l’Intérieur, de 19 597 239 électeurs, dont 927 947 inscrits à l’étranger. Au total, M. Zerhouni parle d’une évolution du corps électoral de 1 615 098, dont 27 620 nouveaux électeurs au niveau de l’émigration. Les nouveaux chiffres du ministre de l’Intérieur font état de 431 516 nouveaux inscrits, 356 615 cas de changement de résidence et de 119 611 radiés des listes pour cause de décès. A première vue, on remarque une importante augmentation du nombre d’inscrits par rapport à la dernière compétition électorale en date, à savoir les élections locales du 29 novembre 2007. Ce scrutin avait vu l’inscription de 18 446 627 personnes sur les listes électorales. De cette élection à janvier 2009, soit en 13 mois, le nombre d’inscrits a, en effet, augmenté de plus de deux millions. Ce qui est énorme ! Cela apparaît bien plus clairement lorsque l’on compare la taille du corps électoral de la précédente élection présidentielle (2004) à celle des locales de 2007. Le corps électoral est, en effet, passé de 18 094 555 électeurs en 2004 à 18 446 627 en 2007. Cela représente une augmentation de 35 2072 inscrits en presque quatre ans (avril 2004-novembre 2007). Soit une évolution cinq fois inférieure à celle enregistrée de novembre 2007 à janvier 2009. A partir de là, on peut dire que le corps électoral vient d’enregistrer son « pic » à la faveur de cette élection de 2009. Ce n’est pas tout. Le ministre de l’Intérieur indique l’ouverture de 7526 nouveaux bureaux de vote, portant ainsi leur nombre de 39 624 à 47 150. Parmi ces bureaux, 243 sont itinérants. Une manière pour l’administration de rendre l’urne « facilement accessible » de sorte à récolter toutes les voix possibles. Les chiffres de M. Zerhouni sont parlants. Par M. A. O. « Le ffs est libre de parler s’il trouve auditeurs »M. Noureddine Yazid Zerhouni, le ministre de l’Intérieur affirme que les partisans du boycott de la présidentielle ne seront pas empêchés de mener leur campagne. C’est en tout cas ce qu’a laissé entendre le ministre en répondant à une question sur la position des autorités à propos de la campagne que mène le FFS pour appeler au boycott du prochain scrutin présidentiel. « Il (le FFS) est libre de parler s’il trouve auditeurs », a-t-il lancé lors d’une conférence de presse animée hier à Alger. M. Zerhouni revient ainsi sur ses précédentes déclarations selon lesquelles « les boycotteurs seront interdits d’activer sur le terrain ». Pour l’orateur : « Même en Kabylie où deux partis (le FFS et le RCD) avaient auparavant leur principal ancrage, il y a une activité favorable à la participation lors du prochain scrutin. » Dans ce sens, le ministre précise qu’il n’y a pas de campagne de sensibilisation particulière pour convaincre la population de cette région à aller voter. Par M. M. « Les terroristes veulent exploiter la campagne électorale pour faire parler d’eux »Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Yazid Zerhouni, estime que les terroristes veulent exploiter l’occasion de la campagne électorale pour faire parler d’eux. Interrogé pour connaître son interprétation de la recrudescence des attentats terroristes ces derniers jours, le ministre affirme : « Il est évident que la campagne électorale est une opportunité à ces groupes terroristes, qui sont en difficulté, pour faire parler d’eux. Ils vont essayer de se manifester d’une manière ou d’une autre. » Intervenant lors d’une conférence de presse animée, hier à Alger, M. Zerhouni n’exclut pas que les terroristes frappent à nouveau s’ils en ont l’occasion. « Je n’exclus pas qu’ils se manifestent encore », précise-t-il, sans expliquer les dispositions que les autorités devront prendre pour mettre un terme à l’activité terroriste. Pour rappel, les groupes terroristes ont perpétré, avant-hier, deux attentats à Tébessa et dans la région de Tadmaït (wilaya de Tizi Ouzou). Les deux attentats ont coûté la vie à six personnes. Par M. M. |
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