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Le chômage dans le discours des candidats à la présidentielle
A grand mal petits remèdes
Le Jeune Indépendant, 2 avril 2009
Depuis le lancement de la campagne électorale, les candidats à la présidentielle misent sur le problème du chômage, promettant monts et merveilles aux jeunes désœuvrés. Certains n’hésitent pas à avancer des taux de chômage en Algérie alarmants le situant à 30 %, voire même 40 % sans faire référence à leurs sources.
En parallèle, ils promettent des solutions magiques qui pourraient, du jour au lendemain, éradiquer ce problème.
Tout en admettant que le taux de chômage est bien supérieur à 11,3 %, un chiffre avancé par les institutions officielles, certains observateurs estiment que la problématique du chômage telle que traitée par l’ensemble des candidats à la présidentielle relève de la démagogie.
Des propos purement politiques et populistes, estiment certains afin de séduire une foule en quête d’une vie meilleure. «Il y a eu très peu de retenue lors de cette campagne car les gens avancent des choses qui n’ont rien à voir avec la réalité économique», constate Malek Serraï, consultant international et ancien fonctionnaire international auprès d’institutions financières.
Il y a des vérités économiques officielles émanant de l’Etat et d’institutions économique tels la Banque mondiale (BM), le Fonds monétaire international (FMI), le Conseil national économique et social (CNES) et l’Office national des statistiques (ONS).
L’Algérie enregistre une croissance économique en pleine évolution depuis cinq années allant de 4,6 à 6 %. «Ce taux de croissance positif dénote une baisse significative du chômage», a-t-il argué. M. Serraï, qui situe le taux du chômage en Algérie entre 12,6 et 13 %, a indiqué aussi que la typologie d’évaluation du chômage diffère entre les institutions de l’Etat et celles internationales. L’ONS, qui situe le taux de chômage à 11,3 %, comptabilise le travail saisonnier et l’assimile à un travail permanent, «ce qui est faux», a-t-il affirmé. Par contre, le Bureau international du travail fait ses calculs autrement : «Si l’on tient compte du calcul de cette institution onusienne, le taux de chômage en Algérie serait beaucoup plus important.»
M. Serraï a toutefois souligné que les programmes d’aide au développement de l’agriculture et du monde rural a démontré qu’il y a une dynamique dans la création d’emplois. Il en est de même pour le programme de 2,6 millions de logements qui draine toujours des postes d’emploi en dépit d’une forte présence de la main-d’œuvre étrangère dans le secteur.
Outre ces deux secteurs qui ont généré beaucoup d’emplois, M. Serraï a attiré l’attention sur le travail au noir, «très répandu en Algérie» du fait que bon nombre d’opérateurs ne déclarent pas leurs employés. A cela s’ajoute l’activité commerciale dans le secteur parallèle. Cet expert international a affirmé à ce propos que 40 % des moyens financiers circulent hors circuit bancaire.
Z. M.
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Présidentielles 2009 |