Présidentielle 2009

Belkhadem s’en prend aux boycotteurs

El Watan, 21mars 2009

L’ex chef du gouvernement et Sg du FLN, Abdelaziz Belkhadem considère que le boycott est une position politique malsaine.

Selon l’APS, Belkhadem a estimé vendredi à Mostagenem, que l’appel au boycott des élections présidentielles du 9 avril prochain "n’est pas une position politique saine". Pour lui ceux qui appel au boycott veulent "créer un vide politique", estimant estimant à ce titre "qu’il est inconcevable qu’un Etat soit dépourvu d’un président de la République". Comme si le le boycott priverai l’Algérie d’un président pour les cinq prochaines années.

Pour Belkhadem, les boycotteurs ne sont pas des gens civilisés, puisque, selon toujours la dépêche de l’APS qui rapporte ses propos, "il aurait été plus opportun pour les partisans du boycott d’appeler à ne pas voter pour un des six candidats", ajoutant qu’une telle démarche relève d’un "comportement civilisé, respectable et reconnu dans toute compétition électorale".

Après cette critique en règle contre tous ceux qui ne croient plus aux élections en Algérie, le SG du FLN a appelé les citoyens à aller voter le 9 avril prochain pour réélire Bouteflika.
Par Mourad Hachid


Début de la campagne électorale

Le « à prendre ou à laisser » de Bouteflika

Abdelaziz Bouteflika a entamé jeudi sa campagne électorale à Batna. Des portraits géants et des banderoles du candidat pour un troisième mandat ont orné les façades des immeubles et des institutions étatiques.

Batna. De notre envoyée spéciale

Le choix de Batna pour un début de campagne ne semble pas fortuit. Le staff du candidat en a décidé ainsi par défi et pour effacer apparemment le souvenir amer de septembre 2007, où Bouteflika avait alors échappé à un attentat le ciblant directement. La salle omnisports de la ville a été soigneusement fardée et peinte en bleu pour la circonstance. L’assistance, composée majoritairement de jeunes universitaires affiliés à l’UNEA et à l’UNJA, dansait et chantait au rythme de la musique chaouie. Ils sont venus de différentes régions du pays, même d’Alger et de Blida, assister au meeting. Les organisations satellitaires et les comités de soutien ont veillé au grain. 11h15. Bouteflika fait irruption dans la salle pleine à craquer, des applaudissements nourris de youyous fusent de partout. « Je suis revenu à Batna », lance d’emblée Bouteflika. « Je suis revenu dans la ville où j’ai failli être un martyr », se rappelle-t-il, allusion faite à l’attentat. Louant les mérites des gens des Aurès, il lancera : « Je suis venu à Batna pour que vous me cautionniez comme à l’accoutumée.

J’ai ainsi choisi les Aurès pour entamer ma campagne électorale en raison de ce que représente cette région pour moi et pour le pays. » Forts applaudissements dans la salle. Avant d’entamer son discours improvisé, Bouteflika rend hommage aux membres de la famille du chahid de la révolution, Mustapha Benboulaïd, présents dans la salle ainsi qu’à l’ancien président Liamine Zeroual, dont l’un des enfants, Karim, était assis au premier rang. Bouteflika n’est pas venu à Batna présenter un programme, ni un plan d’action, mais juste pour demander à la population d’aller voter le jour « J ». « Je suis porteur des mêmes idées et du même programme de développement économique et social du pays, qui s’inscrit dans la continuité de ce que j’ai entrepris et qui est basé sur la réconciliation nationale. C’est à prendre ou à laisser. » Abordant la situation sécuritaire et fustigeant les extrémistes, Bouteflika a indiqué que « l’Algérie appartient à tous les Algériens et pas seulement aux laïcs ou aux islamistes ». Revenant sur les dix années à la tête de l’Etat, Bouteflika a estimé qu’il a respecté ses engagements portant sur le rétablissement de la paix. Sur ce registre, il s’attribue les bons points : « Nous avons choisi l’option du remboursement, car il y va de la fierté de l’Algérie et j’ai promis la création de trois millions d’emplois et de 1,5 million de logements en cinq ans ; ce qui a été réalisé en dépassant même nos prévisions », ajoutera-t-il.

Par Nabila Amir

 
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